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Résumés CPLF 2026 

Charge hypoxique chez les patients atteints de syndrome d’apnées du sommeil sévère : comparaison avec le SAS non sévère

Résumé PO11-338
Barkous B.1 ; Majdoub Fehri S.1 ; Aggouni O.1 ; Ouerghemmi A.1 ; Kwas H.1
1Service de Pneumologie de l'Hôpital Universitaire de Gabès, Tunisie

Auteur correspondant : Barkous B 


Introduction

Le syndrome d’apnées du sommeil (SAS) sévère entraîne des épisodes répétés d’hypoxémie nocturne, facteur de risque cardiovasculaire et métabolique. Cette étude vise à comparer la charge hypoxique entre SAS sévère et non sévère.

Méthodes

Une étude transversale a été mené au service de Pneumologie de l’hôpital universitaire de Gabès, Tunisie, et a inclus des patients diagnostiqués SAS par polygraphie ventilatoire, classés en SAS sévère (IAH≥30/h) et SAS non sévère (IAH < 30/h). Les paramètres hypoxémiques analysés comprenaient SpO₂ moyenne et minimale, nombre de désaturations, index de désaturation par heure et pourcentage du temps avec SpO₂ < 90% ou≤85%. Les comparaisons ont été réalisées par le test t de Student.

Résultats

Sur un total de 100 patients inclus, 48 avaient un SAS sévère et 52 un SAS non sévère. Les patients SAS sévère présentaient une SpO₂ moyenne plus basse (89,9±4,0% vs 93,2±1,7%, p< 0,001) et une SpO₂ minimale plus faible (71,2±10,1% vs 82,7±5,3%, p< 0,001). La charge hypoxique était significativement plus élevée : nombre de désaturations (373±186 vs 123±63, p< 0,001), index de désaturation par heure (48,2±23,7 vs 15,9±8,2, p< 0,001) et pourcentage du temps avec SpO₂ < 90% ou≤85% (p< 0,001). Ces différences étaient indépendantes de l’âge et de l’IMC. La durée moyenne des hypopnées n’a pas présenté de différence significative.

Conclusion

Le SAS sévère s’accompagne d’une charge hypoxique nocturne profonde et répétée, reflétant un stress physiopathologique majeur. L’évaluation de cette charge hypoxique est essentielle pour identifier les patients à haut risque et orienter leur prise en charge.


Barkous B. * ; Majdoub Fehri S. * ; Aggouni O. * ; Ouerghemmi A. * ; Kwas H. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK