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Introduction
La tuberculose pulmonaire reste un problème majeur de santé publique, notamment en raison des retards diagnostiques et thérapeutiques qui favorisent l’apparition de séquelles respiratoires permanentes. Ces séquelles constituent une cause importante de morbidité et altèrent considérablement la qualité de vie des patients. Cette étude visait à décrire les aspects épidémiologiques, cliniques et radiologiques des séquelles post-tuberculose dans la région de Thiès.
Méthodes
Étude rétrospective, descriptive et analytique portant sur 133 dossiers de patients suivis pour séquelles pulmonaires post-tuberculose, réalisée à l’hôpital SJD et à l’hôpital MAAS, sur la période du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2024.
Résultats
L’échantillon était constitué de 76 hommes et 37 femmes (sex-ratio 2), d’âge moyen 51 ans. Un niveau socio-économique faible était observé chez 68% des patients et 41% n’avaient pas été scolarisés. Dans 83% des cas, un seul épisode tuberculeux avait suffi à entraîner des séquelles. Le tabagisme était retrouvé chez 42% des sujets. Les symptômes persistants les plus fréquents étaient la toux (90,2%), la dyspnée (59,8%) et les douleurs thoraciques (43,2%). Radiologiquement, les anomalies étaient bilatérales dans 86% des cas. Les atteintes observées comprenaient des condensations fibreuses (15,2%), de l’emphysème (14,4%), des cavitations (13,6%), de la fibrose (9,1%), des dilatations de bronches (6,1%) et des calcifications (2,3%). Les complications incluaient les aspergillomes et le cœur pulmonaire chronique (32% chacun), ainsi que les surinfections cavitaires (23,5%).
Conclusion
Les séquelles pulmonaires post-tuberculose présentent une grande variabilité clinique et radiologique. Le diagnostic précoce et l’instauration rapide du traitement antituberculeux restent essentiels pour prévenir ces complications et améliorer la qualité de vie.