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Résumés CPLF 2026 

Influence du statut hormonal sur le SAS féminin :comparaison pré- et post-ménopause

Résumé PO11-334
Ben Méchlia M.*1 ; Ghribi W.1 ; Ben Saad A.1 ; Chaouech E.1 ; Ayadi M.1 ; Ben Yahia M.1 ; Guedri I.1 ; Zaàra A.1 ; Cheikhmhamed S.1 ; Joobeur S.1 ; Kaddoussi R.1
1Service de Pneumologie,CHU Fattouma Bourghiba,monastir,Tunisie

Auteur correspondant : Ghribi.W 


Introduction

Le syndrome d’apnées du sommeil (SAS) est moins fréquent chez la femme, mais son incidence augmente après la ménopause. Le but de cette étude était d’évaluer l’influence du statut hormonale sur les caractéristiques cliniques, gazométriques et fonctionnelles du SAS.

Méthodes

Étude rétrospective analytique menée au service de pneumologie du CHU Fattouma Bourguiba (2018–2025), incluant 162 patientes avec SAS confirmé. Les patientes ont été réparties en deux groupes selon le statut hormonal : G1 pré-ménopause, G2 post-ménopause

Résultats

G2 représentait 74,7% de la population. L’âge moyen était de 41±10 ans en G1 et 59±7 ans en G2. L’HTA (72,7% vs 51,2%; p=0,011) et la dyslipidémie (38% vs 14,6%; p=0,006) étaient plus fréquentes en G2, sans différence pour le diabète (39,7% vs 34,1%; p=0,529). Aucun symptôme du SAS ne différait significativement entre G1 et G2 : ronflement (p=0,230), somnolence (p=0,528), polyurie nocturne (p=0,141), céphalées (p=0,325), sauf les troubles de la mémoire, plus fréquents en G2 (77% vs 43%; p=0,002). L’IAH était significativement plus élevée dans le G2 (20,5 vs 11,9, p=0,025). Aucune différence gazométrique n’a été notée : PaO₂ (86,3 vs 90 mmHg ; p=0,096), PaCO₂ (36,8 vs 35,3 ; p=0,127), HCO₃⁻ (25,0 vs 24,5 ; p=0,066), SaO₂ (97%; p=0,114). La CVF (90% vs 83,5 ; p=0,007) et le VEMS (94% vs 82,5 ; p=0,003) étaient plus élevés en G2, avec ratio VEMS/CVF comparable. Aucune différence significative entre G1 et G2 concernant la sévérité de l’IAH (≥30 ; p=0,271) ni le score d’Epworth (>10 ; p=0,870)

Conclusion

Le SAS chez les femmes post-ménopausiques se caractérise par un IAH plus élevé et une fréquence accrue de comorbidités cardiovasculaires, sans modification de la sévérité clinique, soulignant l’effet protecteur des hormones sexuelles avant la ménopause.


Ben Méchlia M. * ; Ghribi W. * ; Ben Saad A. * ; Chaouech E. * ; Ayadi M. * ; Ben Yahia M. * ; Guedri I. * ; Zaàra A. * ; Cheikhmhamed S. * ; Joobeur S. * ; Kaddoussi R. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK