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Résumés CPLF 2026 

Troubles du sommeil et comportements addictifs chez les jeunes médecins tunisiens : un signal d’alarme

Résumé PO11-332
Arfa S.*1 ; Kamoun H.1 ; Rejeb H.1 ; Skhiri S.1 ; Greb D.1 ; Hassene H.1 ; Akrout I.1 ; BenAbdelghaffar H.1 ; Smadhi H.1 ; Elfekih L.1
1Service de Pneumologie IBN Nafis, Hôpital Abderrahmane Mami, Ariana, Tunisie

Auteur correspondant : Arfa S. 


Introduction

Les jeunes médecins sont souvent soumis à un rythme de vie intense propice aux comportements à risque tels que le tabagisme et la surconsommation de stimulants. Ces habitudes peuvent altérer leur qualité de sommeil avec des répercussions sur leur santé et leurs performances professionnelles.

Méthodes

Une étude transversale a été menée entre août et septembre 2024 auprès de 100 jeunes médecins tunisiens. La qualité du sommeil a été évaluée à l’aide de l’indice de qualité du sommeil de Pittsburgh (PSQI).

Résultats

L’âge moyen des participants était de 25,7 ans avec une sex-ratio de 1,04. Parmi eux, 37% étaient des étudiants en médecine, 17% étaient des internes et 46% étaient des résidents parmi eux 47,7% exerçaient une spécialité chirurgicale. Vingt-cinq pour cent étaient en vacances, 20% en période de révision et aucun n’était en période d’examen. L’âge moyen de début du tabagisme était de 19 ans. Par ailleurs, 68,5% consommaient également de l’alcool et 16,9% utilisaient du cannabis. Soixante-quinze pour cent fumaient des cigarettes traditionnelles (en moyenne 11,7 cigarettes par jour), 41% utilisaient la cigarette électronique, et 36% vapotaient avec une moyenne de deux heures par jour. La consommation moyenne de café était de 2,8 tasses par jour avec une dernière prise vers 17h30. Concernant le sommeil, 21% dormaient moins de 6 heures par nuit et 75% mettaient plus de 30 minutes à s’endormir au moins deux fois par semaine. Des troubles du sommeil touchaient 96% des participants. Cinquante-deux pour cent jugeaient leur sommeil de mauvaise ou très mauvaise qualité et 77% présentaient des difficultés majeures à dormir. Plus de la moitié (53,5%) avaient déjà eu recours à des médicaments somnifères.

Conclusion

Notre étude met en évidence une association alarmante entre tabagisme, usage de substances et troubles majeurs du sommeil chez les jeunes médecins. Ces constats soulignent la nécessité urgente de stratégies de prévention ciblant leur bien-être physique et mental.


Arfa S. * ; Kamoun H. * ; Rejeb H. * ; Skhiri S. * ; Greb D. * ; Hassene H. * ; Akrout I. * ; BenAbdelghaffar H. * ; Smadhi H. * ; Elfekih L. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK