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Résumés CPLF 2026 

Impact du travail de nuit sur la qualité du sommeil du personnel hospitalier : Etude à l’hôpital militaire de Tunis

Résumé PO11-331
Ben Hmida L.*1 ; Majoul M.S.2 ; Moussa C.1 ; Messelmani M.2 ; Bel Haj Mabrouk H.1 ; Sbei T.1 ; Ksouri C.1 ; Turki C.1 ; Mhamdi S.1 ; Aichaouia C.1 ; Mejri I.1 ; Moatemri Z.1 ; Zaouali J.2
1Service de Pneumologie, Hôpital Militaire Principal d'Instruction de Tunis ; 2Service de neurologie, Hôpital Militaire Principal d'Instruction de Tunis

Auteur correspondant : Ben Hmida L. 


Introduction

Le travail de nuit est reconnu comme un facteur perturbateur du rythme circadien, entraînant des troubles du sommeil et une somnolence diurne excessive [1]. L’objectif de l’étude était d’évaluer l’impact du travail de nuit sur la qualité du sommeil et le niveau de somnolence chez le personnel soignant de l’hôpital militaire de Tunis.

Méthodes

Une étude transversale descriptive a été menée en Juillet et Aout 2025 à l’hôpital militaire de Tunis, incluant le personnel paramédical consentant ayant un horaire de travail fixe depuis au moins 6 mois d’affilé, et non incluant ceux ayant des troubles du sommeil ou psychiatriques préexistants. La qualité du sommeil a été évaluée par l’Indice de Qualité du Sommeil de Pittsburgh (PSQI) avec PSQI>10 indiquant une mauvaise qualité du sommeil, et la somnolence diurne par l’Échelle de Somnolence d’Epworth (ESS), dont une valeur≥10 indiquant une somnolence diurne excessive.

Résultats

Un total de 106 soignants paramédicaux a été inclus, dont 90 infirmiers, répartis entre 49 travaillant exclusivement de nuit et 57 de jour. L’âge moyen des participants était de 33,5±8,9 ans, avec un sexe ratio à 1,2. La qualité du sommeil, évaluée par le PSQI, était significativement altérée chez le personnel de nuit, avec un score moyen de 10,6±3,3 contre 8,7±2,8 chez les travailleurs de jour (p=0,02). Une mauvaise qualité du sommeil a été retrouvée chez 68,6% des soignants de nuit contre 31,4% des soignants de jour. Concernant la somnolence diurne, le score moyen à l’ESS était de 6,55±5,1 chez le personnel de nuit contre 5,95±4,1 chez les travailleurs de jour (p=0,5). Une somnolence excessive a été observée chez 61,1% des travailleurs de nuit, contre 38,9% de ceux de jour.

Conclusion

Le travail de nuit affecte négativement et significativement la qualité du sommeil et favorise une somnolence diurne excessive chez le personnel hospitalier. Une meilleure organisation des rotations, une promotion de l’hygiène du sommeil et un suivi régulier pourraient atténuer ces effets.

Références

[1] Wickwire EM et al. Shift Work and Shift Work Sleep Disorder : Clinical and Organizational Perspectives. Chest 2017 ; 151 : 1156–72.


Ben Hmida L.  ; Majoul M.S.  ; Moussa C.  ; Messelmani M.  ; Bel Haj Mabrouk H.  ; Sbei T.  ; Ksouri C.  ; Turki C.  ; Mhamdi S.  ; Aichaouia C.  ; Mejri I.  ; Moatemri Z.  ; Zaouali J. 

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK