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Résumés CPLF 2026 

SAHOS : niveau de connaissance et pratiques des médecins praticiens à Dakar

Résumé PO11-336
Ndiaye E-O.1 ; Catherine N-B.1 ; Cissé G.1 ; Mbaye F-B.1
1Service de Pneumologie, Centre Hospitalier Universitaire de fann, Dakar,Sénégal

Auteur correspondant : Ndiaye E-O 


Introduction

Le syndrome d’apnées-hypopnées obstructif du sommeil (SAHOS) est une pathologie fréquente mais largement sous-diagnostiquée dans le monde, particulièrement en Afrique. Peu de données existent sur le niveau de connaissance et les pratiques des médecins praticiens face à cette maladie à Dakar. Cette étude vise à combler cette lacune en évaluant leurs connaissances, attitudes et pratiques.

Méthodes

Étude transversale multicentrique descriptive et analytique, réalisée d’avril à juin 2024. Au total, 143 médecins et 57 étudiants en médecine ont été interrogés dans trois hôpitaux (CHNU de Fann, Hôpital Général Idrissa Pouye et CHN de Pikine). Les données ont été saisies sous Excel et analysées avec SPSS 21. Le test ANOVA a été utilisé avec un seuil de significativité fixé à p < 0,05.

Résultats

L’âge moyen des participants était de 30 ans, avec une prédominance masculine (sex-ratio=1,4). La majorité (95,5%) avait étudié dans le public et 54,5% étaient en spécialisation. La faculté représentait la principale source d’information (58,5%). Si 77% connaissaient bien les signes cliniques, l’échelle d’Epworth était ignorée par 77,5% et la polysomnographie citée par seulement 36,5% comme moyen diagnostique. Les modalités thérapeutiques étaient insuffisamment connues dans 60,5% des cas. La PPC était citée dans 63,5%, mais son fonctionnement mal compris dans 32,5%. Moins de cinq patients SAHOS étaient dépistés par an dans 86,5% des cas. La prise en charge était surtout orientée vers les pneumologues (55%) et les ORL (28%). Globalement, 67,5% des participants avaient un niveau de connaissance insuffisant et 19,5% un niveau faible.

Conclusion

Le SAHOS reste largement sous-diagnostiqué à Dakar. Cette enquête montre un déficit global de connaissances et de pratiques parmi les médecins praticiens, soulignant l’urgence de renforcer la formation sur cette pathologie.


Ndiaye E-O. * ; Catherine N-B. * ; Cissé G. * ; Mbaye F-B. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK