1Service de Médecine interne et immunologie clinique 1, APHP, Hôpital Pitié Salpêtrière, Paris, France ; 2Sorbonne Université, APHP, Inserm U974 ; 3Université de Paris, Paris, France ; 4Centre d'Epidémiologie Clinique, AP-HP, Hôpital Hôtel-Dieu, Paris, France ; 5Service de Radiologie, APHP, Hôpital Bichat, Paris, France ; 6Service de Pneumologie, Hôpital Saint Joseph, Paris, France ; 7Service de Pneumologie, Centre de Référence des Maladies Pulmonaires Rares, APHP, Hôpital Avicenne, Bobigny, France ; 8Service de Médecine interne, APHP, Hôpital Bichat, Paris, France ; 9Service de Médecine interne, APHP, Hôpital Cochin, Paris, France ; 10Département de Médecine Interne et Immunologie Clinique, CHU Lille, France ; 11Service de Rhumatologie, APHP, Hôpital Bichat, Paris, France ; 12CHU Lille, Service de Pneumologie et Immuno-Allergologie, Centre de Référence Constitutif des Maladies Pulmonaires Rares, Hôpital Calmette, Lille, France ; 13Service de Rhumatologie, APHP, Hôpital Cochin, Paris, France ; 14Service de Médecine interne et immunologie clinique, Hôpital Pontchaillou, Rennes, France ; 15Service de Pneumologie, APHP, Hôpital Tenon, Paris, France ; 16Service de Pneumologie, CHRU Tours, Tours, France ; 17Service de Pneumologie et Soins Intensifs Respiratoires, APHP, Hôpital Bicêtre, Le Kremlin-Bicêtre, France ; 18Service de Pneumologie, Hôpital Nord, Marseille, France ; 19Service de Pneumologie, Hôpital Larrey, Toulouse, France ; 20Service de Pneumologie et Soins Intensifs Respiratoires, Centre Hospitalier Universitaire de Dijon Bourgogne, Dijon, France ; 21Service de Pneumologie A, APHP, Hôpital Bichat, Paris, France ; 22Service de Pneumologie, Hôpital Louis-Pradel, Hospices Civils de Lyon, Lyon, France
Les connectivites constituent une cause fréquente de pneumopathies interstitielles diffuses (PID). Le pronostic dépend surtout de la PID. Les PID étaient classées selon leur étiologie, mais les travaux récents ont montré que l’aspect de la PID et sa sévérité représentaient des facteurs pronostiques indépendants. L’objectif de notre étude était de décrire l’évolution fonctionnelle des PID de connectivite et d’identifier les facteurs associés au pronostic.
Méthodes
Nous avons conduit une étude observationnelle multicentrique incluant des cohortes rétrospectives françaises de PID associées à une polyarthrite rhumatoïde (PR), un lupus érythémateux systémique (LES), un syndrome de Gougerot-Sjögren (SGS), une myopathie inflammatoire idiopathique (MII) ou une sclérodermie systémique (SSc). Les patients sans scanner disponible ont été exclus.
Résultats
549 patients ont étés inclus dont 137 MII, 98 PR, 84 LES, 163 SSc et 67 SGS primaires. L’âge moyen au diagnostic de la PID était de 52,9 ans variant de 47 ans pour le LES à 63 ans pour le SGS. Les EFR au diagnostic retrouvait une DLCO moyenne à 54,6% et une CVF à 80,1%%. L’aspect scanographique retrouvé était une PIC dans 19% des cas étant à 68% des PR, et une PINS dans 35% des cas dont 32% de SSc et 23% de MII.
Les facteurs associés à la survie sans transplantation étaient le sexe masculin l’âge au diagnostic de la PID ou de la connectivite, la CVF et la DLCO, et était le SGS primaire avec un HR de 2,60 (1,49-4,54) mais pas les autres CTD ou l’aspect radiologique SST. Après ajustement sur l’âge, le sexe masculin (HR 1,57 ; 1,06–2,32), la CVF (HR 1,41 ; 1,26–1,59), la DLCO (HR 1,76 ; 1,51–2,06) et le score GAP (HR 1,73 ; 1,48–2,02) restaient associés à la survie sans progression. Le seul facteur protecteur identifié était l’association à un SGS secondaire (HR 0,48 ; 0,25–0,93).
Conclusion
Les CTD-PID sont des pathologies hétérogènes dont le pronostic dépend surtout de la sévérité de la PID.