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Résumés CPLF 2026 

Réponse biologique à la modulation de la dyspnée d’effort dans la BPCO, influence de la composition corporelle

Résumé CO03-18
Simon M.*1 ; Pereira B.2 ; Talvas J.3 ; Bonnet B.4 ; Boirie Y.3,5 ; Costes F.3,6 ; Rolland-Debord C.1,3
1Service de Pneumologie, CHU Clermont-Ferrand, France ; 2Direction de la Recherche Clinique, CHU Clermont-Ferrand, France ; 3Unité de Nutrition Humaine, UMR INRAE / UCA 1019, Équipe ASMS (Alimentation, Santé Musculaire et Sarcopénie), France ; 4Service d’immunologie, CHU Clermont-Ferrand, France ; 5Service de nutrition, CHU Clermont-Ferrand, France ; 6Service de Médecine du sport et des Explorations Fonctionnelles, CHU Clermont-Ferrand, France

Auteur correspondant : Simon M. 


Introduction

La dyspnée d’effort touche jusqu’à 70% des patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), alors que les options thérapeutiques restent limitées. Chez le sujet sain, un effort respiratoire excessif induit une production de cytokines, dont l’interleukine 6 (IL-6), susceptible d’influencer le contrôle ventilatoire. Dans la BPCO, la ventilation non invasive (VNI) au cours de l’exercice semble soulager la dyspnée et moduler l’inflammation. La composition corporelle pourrait également influencer ces réponses.

Méthodes

Quinze hommes atteints de BPCO sévère ont réalisé deux sessions de 15 minutes d'exercice sur cycloergomètre à puissance constante selon un schéma en plan croisé : une avec une aide inspiratoire élevée (>10 cmH2O) dans l'objectif de soulager la dyspnée et une avec une aide inspiratoire fictive (=5 cmH2O). La dyspnée a été évaluée par l’échelle de Borg et le Profil Multidimensionnel de la Dyspnée. Les biomarqueurs (IL-1, IL-6, TNFα, IL-10, IL-8, adiponectine, leptine) ont été dosés au repos, à la fin de l'effort et 45 minutes après l'effort. La composition corporelle a été analysée par impédancemétrie bioélectrique et par la force de préhension.

Résultats

Les participants avaient un âge médian de 73 ans et un IMC de 27 kg/m², 6 présentaient des critères de sarcopénie. L'aide inspiratoire élevée réduisait significativement l’intensité de la dyspnée (p=0,02), l’inconfort respiratoire (p=0,005) et la réponse émotionnelle (p=0,01). L’IL-6 augmentait significativement 45 minutes après les séances avec aide fictive (p=0,003), mais pas avec l'aide inspiratoire élevée. La concentration basale en IL-6 corrélait à l’augmentation du score de Borg (r=0,60) et le TNFα basal à la 'soif d’air' (r=0,82), l’inconfort (r=0,89) et la réponse émotionnelle (r=0,80). La masse grasse, la masse maigre et les adipokines n’influençaient pas les scores de dyspnée ni les variations de cytokines.

Conclusion

Ces résultats suggèrent que l'aide inspiratoire élevée réduit l’intensité mais également les dimensions sensorielles et affectives de la dyspnée d’effort chez les hommes atteints de BPCO et soulignent une possible implication de l’état inflammatoire basal sur la perception du signal dyspnéique.


Simon M. * ; Pereira B. * ; Talvas J. * ; Bonnet B. * ; Boirie Y. * ; Costes F. * ; Rolland-Debord C. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK