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Résumés CPLF 2026 

Impact des glucocorticoïdes sur le sevrage de la VNI en cas d’exacerbation sévère de BPCO

Résumé CO03-17
Garnier A.*1 ; Valentin S.1,2 ; Covarel L.1 ; Chabot F.1,3 ; Chaouat A.1,3 ; Ribeiro Baptista B.1,3
1Département de Pneumologie, CHRU de Nancy, Vandœuvre-lès-Nancy, France ; 2INSERM U1254 IADI, Université de Lorraine, Nancy, France ; 3INSERM, UMR\\\_S 1116, DCAC, Université de Lorraine, Nancy, France

Auteur correspondant : Garnier A. 


Introduction

L’exacerbation de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) représente un enjeu majeur de morbi-mortalité. Dans les formes sévères compliquées d’acidose respiratoire, la ventilation non invasive (VNI) est indiquée, parfois associée à une corticothérapie systémique. Les recommandations actuelles préconisent une réévaluation des gaz du sang à distance d’un épisode d’exacerbation avant d’instaurer une VNI au long cours. Cependant, en pratique clinique, la VNI est parfois maintenue à la fin d’une exacerbation sans cette réévaluation. Les déterminants du succès du sevrage de la VNI après un épisode aigu demeurent mal identifiés. Nous avons émis l’hypothèse qu’une corticothérapie systémique prescrite au cours d’une exacerbation de BPCO pourrait favoriser un arrêt de la VNI à la fin de l’épisode aigu.

Méthodes

Une étude observationnelle, rétrospective et monocentrique au CHRU de Nancy entre 2019 et 2023 a été menée. Elle incluait des patients hospitalisés pour une exacerbation de BPCO nécessitant une VNI en phase aiguë. La possibilité de sevrage de la VNI en fin d’hospitalisation a été comparée entre les patients ayant reçu ou non une corticothérapie systémique. Les caractéristiques cliniques, fonctionnelles et biologiques ont été analysées en fonction de l’utilisation de la corticothérapie.

Résultats

Au total, 90 patients ont été inclus. Parmi eux, 76 (84%) ont été sevrés de la VNI et 14 (16%) l’ont poursuivie à la sortie. Les patients ayant reçu une corticothérapie (n=44) étaient significativement plus jeunes (64,2±10,2 vs 68,9±9,7 ans ; p=0,01). Le taux de sevrage ne différait pas significativement entre les groupes : 64% chez les patients traités par corticothérapie vs 81% chez ceux sans corticothérapie (p=0,09). Aucune différence notable n’a été observée concernant le statut tabagique, l’IMC, l’exploration fonctionnelle respiratoire à l’état stable, les marqueurs biologiques (CRP, BNP) et la durée d’hospitalisation totale (14,9±9,4 vs 13,3±7,2 ; p=0,38).

Conclusion

L’administration d’une corticothérapie systémique au cours d’une exacerbation de BPCO ne favorise pas un sevrage plus fréquent de la VNI à la sortie d’hospitalisation.

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Garnier A. * ; Valentin S. * ; Covarel L. * ; Chabot F. * ; Chaouat A. * ; Ribeiro Baptista B. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK