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Résumés CPLF 2026 

Optimisation insuffisante du traitement chez les patients atteints de BPCO dans les suites d’une aggravation clinique dans une base de données de dossiers médicaux électroniques

Résumé CO03-15
Roche N.*1 ; Le Rouzic O.2 ; Le Guillou F.3 ; Raspaud C.4 ; Bismuth M.5 ; Ammoun R.6,1 ; Coulombel N.6,2 ; Alessandrini E.7,1 ; Chemla S.7,2 ; Laguens O.7,3
1Pneumologie, Hôpital Cochin, Université Paris-Cité, Paris, France ; 2Pneumologie et Immuno-Allergologie, CHU de Lille, Université de Lille, Lille, France ; 3Pneumologue privé, Toulon, France ; 4Clinique Saint-Exupéry, Toulouse, France ; 5Médecin généraliste privé, Louvres, France ; 6IQVIA, Courbevoie, France ; 7Affaires médicales, Médecine Générale, GSK, Rueil-Malmaison, France

Auteur correspondant : Laguens O. 


Introduction

Le traitement de la BPCO doit être régulièrement réévalué pour s’adapter à l’évolution de la maladie. L'objectif de cette étude est de décrire l’évolution de la prescription thérapeutique après l’identification d’une aggravation clinique chez les patients atteints de BPCO.

Méthodes

La base de données des dossiers médicaux électroniques d’IQVIA contient des données de consultation provenant de 1210 médecins généralistes et 36 pneumologues en France, incluant les caractéristiques démographiques, les diagnostics, les prescriptions et les résultats des investigations. Les patients diagnostiqués avec une BPCO entre le 1er juin 2021 et le 31 mai 2022 ont été inclus. L'aggravation clinique a été identifiée par un diagnostic documenté d’aggravation ou par un algorithme détectant≥3 exacerbations sur 1 an (une analyse de sensibilité utilise≥2 exacerbations sur 1 an). La dernière prescription de traitement de la BPCO au cours de l'année précédente et la première prescription dans les 3 mois suivant le premier indicateur d’aggravation de la maladie ont été décrites.

Résultats

Parmi les 23 099 patients atteints de BPCO identifiés, 13% ont présenté une aggravation clinique de la maladie au cours du suivi. Parmi eux, seulement 20% ont connu une escalade thérapeutique : 14% n’avaient eu aucun traitement l’année précédant l’aggravation et sont passés à une monothérapie (3%), une bithérapie (7%), ou une trithérapie (4%) ; 1,5% et 1% sont passés de la monothérapie à la bithérapie et à la trithérapie, respectivement et 3% sont passés de la bithérapie à la trithérapie. Environ 14% ont connu une désescalade. Parmi les patients non traités par trithérapie avant l’aggravation de la maladie, 73% n’ont pas connu d’escalade.

Conclusion

Le traitement pharmacologique des patients est insuffisamment adapté après l’identification de marqueurs d’aggravation clinique de la BPCO.


Roche N. déclare les honoraires des comités scientifiques liés à ce projet, des fonds de recherche et des frais de Pfizer, GSK, et des honoraires (conseil, consultations, formations, présentations) d’Austral, Biosency, MSD, AstraZeneca, Chiesi, Menarini, Nuvaira, Roche, Sanofi, Zambon ; Le Rouzic O. a perçu des honoraires pour des comités scientifiques liés à ce projet ; Le Guillou F. a perçu des honoraires pour des comités scientifiques liés à ce projet ; Raspaud C. a perçu des honoraires pour des comités scientifiques liés à ce projet ; Bismuth M. a perçu des honoraires pour des comités scientifiques liés à ce projet ; Ammoun R. est une employée d’IQVIA ; Coulombel N. est un employé d’IQVIA ; Alessandrini E. est une employée de GSK et détient des actions financières dans GSK ; Chemla S. est une employée de GSK et détient des actions financières dans GSK ; Laguens O. est une employée de GSK et détient des actions financières dans GSK

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK