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Résumés CPLF 2026 

Hypertension pulmonaire : groupe 1 ? Groupe 3 ? L'IRM cardiaque pourrait nous aider

Résumé CO02-12
Valentin S.*1,2 ; Ribeiro Baptista B.1,6 ; Odille F.2,3 ; Fraix A.4 ; Pace N.4 ; Fleurentin F.5 ; Guillaumot A.1 ; Chabot F.1,6 ; Mandry D.2,5 ; Chaouat A.1,6
1Université de Lorraine, CHRU de Nancy, Pôle des Spécialités Médicales/Département de Pneumologie, Nancy, France ; 2Université de Lorraine, INSERM U1254 IADI, Nancy, France. ; 3CIC-IT 1433, Université de Lorraine, Inserm and CHRU Nancy, Nancy, France ; 4Service de Cardiologie, Institut Lorrain du Cœur et des Vaisseaux, Centre Hospitalier Universitaire de Nancy, Nancy, France. ; 5Département de Radiologie, Centre Hospitalier Universitaire de Nancy, Nancy, France. ; 6Université de Lorraine, INSERM U1116 DCAC, Nancy, France

Auteur correspondant : Valentin S. 


Introduction

L'application pratique de la classification des hypertensions pulmonaires (HTP) pose parfois des difficultés, en particulier pour l'hypertension artérielle pulmonaire idiopathique (HTAPi) dont la distinction précise avec l'HTP de groupe 3 peut être délicate, notamment en cas de phénotype respiratoire [1]. Cette étude visait à évaluer l'IRM cardiaque comme outil de discrimination entre l'HTAPi classique, l'HTAPi de phénotype respiratoire et l'HTP de groupe 3.

Méthodes

Etude rétrospective incluant des patients incidents atteints d'HTAPi ou d'HTP de groupe 3 au centre de référence - site constitutif - du CHRU de Nancy. Tous les patients inclus ont eu une IRM cardiaque, un cathétérisme cardiaque droit et un scanner thoracique dans les 48 heures suivant le diagnostic.

Résultats

L'analyse a porté sur 34 patients, dont 11 atteints d'HTAPi classique, 11 atteints d'HTAPi avec phénotype respiratoire (selon [1]) et 12 atteints d'HTP de groupe 3 (7 du groupe 3,1 et 5 du groupe 3,2). Les valeurs de cartographie T1 dans le septum interventriculaire et le point d'insertion ventriculaire inférieur étaient significativement plus élevées chez les patients atteints d'HTAPi classique que chez les patients atteints d'HTAPi de phénotype respiratoire (1305 [1234 – 1365] ms contre 1210 [1194 – 1251] ms, p=0,028 et 1398 [1355 – 1604] ms contre 1229 [1201 – 1289] ms, p=0,007), respectivement (Figure 1). Les mesures T1 étaient similaires dans l'HTAPi de phénotype respiratoire et l'HTP du groupe 3. Aucune différence significative n'a été observée entre les trois groupes en ce qui concerne les fonctions ventriculaires et les débits, mesurés par IRM cardiaque.

Conclusion

L'IRM cardiaque avec cartographie T1 a permis de distinguer l'HTAPi classique et l'HTAPi de phénotype respiratoire. Ces mesures IRM témoignent d'un profil de dysfonction ventriculaire droite différent (i. e. , zones de fibroses, rigidité de l'artère pulmonaire) entre l'HTAPi classique d'une part et l'HTP de groupe 3 et l'HTAPi de phénotype respiratoire d'autre part, qui pourrait expliquer les différentes réponses au traitement et pronostic observés.

Références

[1] Hoeper MM, Dwivedi K, Pausch C, et al. Phenotyping of idiopathic pulmonary arterial hypertension : a registry analysis. Lancet Respir Med 2022.

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Valentin S.  ; Ribeiro Baptista B. * ; Odille F. * ; Fraix A.  ; Pace N. * ; Fleurentin F. * ; Guillaumot A. * ; Chabot F. * ; Mandry D. * ; Chaouat A. 
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK