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Introduction
L’hydatidose pulmonaire simple est souvent asymptomatique. Cependant, elle peut se compliquer et se révéler dans certains cas par un pneumothorax spontané, avec une incidence rapportée entre 2,4% et 6,2%.
Méthodes
Analyser les aspects cliniques, radiologiques et thérapeutiques des kystes hydatiques pulmonaires découverts à l’occasion de la survenue d’un pneumothorax spontané.
Résultats
Notre série comprend 11 patients (7 hommes et 4 femmes) d’un âge moyen de 28 ans. Dans tous les cas, le pneumothorax spontané constituait le mode révélateur. Les manifestations cliniques comprenaient : douleurs thoraciques (8cas), dyspnée (3cas), fièvre (2 cas) et détresse respiratoire (1 cas). La radiographie thoracique initiale montrait systématiquement un pneumothorax, associé à des opacités pulmonaires dans 5 cas. Tous les patients ont eu un drainage thoracique en urgence. Puis une chirurgie du KHP a été programmée. La radiographie post-drainage révélait une ou plusieurs opacités dans tous les cas. La tomodensitométrie thoracique mettait en évidence un kyste hydatique compliqué dans 9 cas et un kyste simple dans 2 cas, avec une taille moyenne de 11 cm (3–20 cm). Tous les patients ont été opérés : Les voies d’abord chirurgicales étaient : thoracotomie postéro-latérale dans 9 cas. Chirurgie vidéo-assistée dans 2 cas. Les gestes réalisés comprenaient : kystectomie avec capitonnage (10 cas), périkystectomie associée (5 cas) et lobectomie (1 cas). Les suites opératoires étaient simples pour tous les patients. La durée moyenne du drainage thoracique était de 4 jours (3–6 jours) et celle de l’hospitalisation post-opératoire de 5 jours (3–8 jours). Un seul cas d’hydatidose pleurale secondaire a été observé à J75post-opératoire.
Conclusion
L’hydatidose pulmonaire, pathologie pouvant être longtemps asymptomatique, mais peut être aussi découvert à la suite de la survenue de ses complications qui sont diverses. Le pneumothorax est une manifestation assez rare pouvant faire découvrir un KHP. L’attitude thérapeutique dans cette situation se base sur un drainage thoracique premier suivie d’une chirurgie dont le geste va se décider en per-opératoires selon les constatations du chirurgien. Le risque redoutable d’une hydatidose pleurale secondaire implique une surveillance rigoureuse de ces patients.
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Références