· Abstracts CPLF 2026

Pleurésies exsudatives : mieux les caractériser pour mieux les orienter

Résumé PO24-587
Ben Méchlia M.*1 ; Ghribi W.1 ; Kaddoussi R.1 ; Ayadi M.1 ; Guedri I.1 ; Ben Yahia M.1 ; Chaouech E.1 ; Zaàra A.1 ; Cheikhmhamed S.1 ; Joobeur S.1
1Service de Pneumologie CHU Fattouma Bourghiba Monastir,tunisie

Auteur correspondant : Ghribi.W email


Introduction

Différencier les pleurésies exsudatives selon leur étiologie est essentiel pour une prise en charge appropriée. Le but de cette étude était d’analyser leurs particularités cliniques et biologiques afin d’identifier des éléments discriminants utiles au diagnostic précoce.

Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, descriptive et analytique menée sur les dossiers de patients hospitalisés pour pleurésie exsudative au service de pneumologie du CHU Fattouma Bourguiba de Monastir, entre janvier 2010 et décembre 2020.

Résultats

Au total 188 patients ont été inclus. Les principales étiologies étaient d’origine néoplasique (65,4%), tuberculeuse (21,8%) et parapneumonique (12,8%). Les patients avec pleurésie néoplasique étaient plus âgés (62,8 vs 41 et 44,1 ans, p=0,003), présentaient davantage de comorbidités (69,9% vs 17,1% et 25%, p < 0,001) et une altération de l’état général plus fréquente (53,7% vs 48,8% et 20,8%, p=0,013). Les symptômes respiratoires variaient selon l’étiologie : la douleur thoracique et la toux étaient plus fréquentes dans les pleurésies tuberculeuses (75,6% et 68,2%) et parapneumoniques (70,8% et 50%) que dans les néoplasiques (52,8% et 37,3%, p=0,004–0,023). L’abondance de l’épanchement était élevée dans les néoplasiques (43,9%), moyenne dans les tuberculeuses (56,1%) et faible dans les parapneumoniques (41,7%) (p=0,05). Les protides étaient plus faibles dans les néoplasiques (45,36±9,23 g/L) que dans les tuberculeuses (50,8±6,42 g/L) et les parapneumoniques (48,9±7,78 g/L, p=0,004). La cytologie révélait un liquide lymphocytaire dominant dans les tuberculeuses (85,3%) et les néoplasiques (65,8%), tandis que les parapneumoniques étaient le plus souvent panachées ou à prédominance polynucléaire (45,9%, p=0,004).

Conclusion

L’analyse des signes cliniques et des paramètres biologiques des pleurésies exsudatives peut aider à orienter précocement le diagnostic étiologique.


Ben Méchlia M. * ; Ghribi W. * ; Kaddoussi R. * ; Ayadi M. * ; Guedri I. * ; Ben Yahia M. * ; Chaouech E. * ; Zaàra A. * ; Cheikhmhamed S. * ; Joobeur S. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.