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Résumés CPLF 2026 

Étude des facteurs associés à l'échogénicité d'une pleurésie : étude Echoplex

Résumé PO24-591
Durin Touati Sandler J.*1 ; Boudjemaa A.1,2 ; Bonnefoy V.1 ; Suela Demiri S.1 ; Gibiot Q.1 ; Guiraud-Chaumeil V.1 ; Goussault H.1 ; Lasvergnas J.1 ; Moutard N.1,2 ; Rousseau Bussac G.1 ; Viñas F.1 ; Maitre B.1 ; Mangiapan G.1,2
1Unité de Pneumologie interventionnelle, CHI de Créteil, Créteil, France ; 2G-ECHO : Groupe échographie du Pneumologue, SPLF, Paris France

Auteur correspondant : Durin Touati Sandler J. 


Introduction

L'échographie thoracique est un outil indispensable pour l’exploration des pleurésies. Parmi les signes échographiques, une pleurésie échogène, définie par le signe du plancton (multiples échos tourbillonnants), est classiquement toujours associée à un exsudat [1]. Cependant certaines études ne confirment pas ce dogme sans pour autant déterminer quels sont les facteurs responsables de l'échogénicité [2]. Cette étude vise à déterminer les facteurs associés à l'échogénicité d'une pleurésie et à étudier l'association entre échogénicité et pleurésie exsudative.

Méthodes

Il s'agit d'une étude prospective monocentrique (ECHOPLEX). Tous les patients ayant un premier abord pleural pour une pleurésie entre le 1er janvier 2024 et le 15 juin 2025 ont été inclus. Les données cliniques, échographiques et biologiques ont été recueillies. Le mécanisme de la pleurésie était déterminé par les critères de Light. Le diagnostic étiologique était posé après une démarche exhaustive habituelle. Le mécanisme définitif était retenu après relecture du dossier. Le critère de jugement principal était l'étude des facteurs associés à l'échogénicité d'une pleurésie.

Résultats

Sur la période de 18 mois, 266 patients ont été explorés pour une pleurésie, 16 ont été exclus (15 données incomplètes, 1 refus) et 250 patients ont été retenus pour l'analyse. L'âge moyen était de 70 ans, 51,6% étaient des hommes. 103 (41%) pleurésies étaient échogènes. 194 (77,6%) étaient des exsudats purs, 38 (15,2%) étaient des transsudats purs, 18 (7,2%) avaient un mécanisme mixte. Les étiologies étaient les pleurésies néoplasiques (50,8%), les infections non tuberculeuses (13,2%), l'insuffisance cardiaque (12%) et les pleurésies tuberculeuses (5,6%). L'échogénicité était fortement associée à la nature exsudative (OR 12,49, IC95% 2,16-95,94, p=0,008). Cependant, 9 transsudats étaient échogènes soit 24% des transsudats et 8,7% des pleurésies échogènes étaient des transsudats. En analyse univariée, aucun des éléments biologiques pleuraux n’était associé à l’échogénicité en particulier le taux de protides, la cellularité, le nombre d'hématies ou la cytologie tumorale. Seules la pression intrathoracique (3,45 cmH2O vs 1,68, p=0,008), l’aspect plat ou concave du diaphragme (34% vs 19,1%, p=0,019) et son mouvement anormal (immobile ou paradoxal : 38,9% vs 19,7%, p=0,03) étaient associées aux pleurésies échogènes. Mais il n’a pas été retrouvé d'association avec aucun des paramètres étudiés en analyse multivariée. La présence de cloisons reste le critère échographique le plus spécifique associé à un exsudat (22,2% vs 0%, p=0,006).

Conclusion

Notre étude n'a pas mis en évidence de facteur associé à l'échogénicité d'une pleurésie. Même s’il existe une forte association entre pleurésie échogène et pleurésie exsudative un quart des transsudats sont échogènes, rendant ce signe non discriminant pour l’orientation du mécanisme des pleurésies. En revanche la présence de cloisons reste le critère associé spécifiquement aux exsudats.

Références

[1] AJR, 1992, 159 : 29-33

[2] Respiration 2019, 97 : 451-456

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Durin Touati Sandler J. * ; Amel Boudjemaa A. * ; Bonnefoy V. * ; Suela Demiri S. * ; Gibiot Q. * ; Guiraud-Chaumeil V. * ; Goussault H. * ; Julie Lasvergnas J. * ; Natacha Moutard N. * ; Rousseau Bussac G. * ; Viñas F. * ; Maitre B. * ; Mangiapan G. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK