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Introduction
L’échographie thoracique est devenue un outil incontournable dans l’exploration des pleurésies. Elle permet non seulement de confirmer l’épanchement, mais aussi d’analyser ses caractéristiques internes et pariétales, orientant ainsi vers l’étiologie et guidant les gestes diagnostiques. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’apport de l’échographie thoracique dans l’orientation étiologique des pleurésies.
Méthodes
Nous avons mené une étude descriptive rétrospective incluant 45 patients suivis pour pleurésie à l’hôpital du jour du service de pneumologie du CHU Mohammed VI de Marrakech entre janvier 2025 et aout 2025. Les données cliniques, radiologiques et échographiques ont été recueillies. Le diagnostic étiologique final a été établi par analyse cytologique, histologique, microbiologique ou évolution clinique.
Résultats
L’âge moyen des patients était de 52 ans (extrêmes : 18–78), avec une prédominance masculine (62%). Les aspects échographiques observés étaient : Anéchogène simple dans 15 cas (33%), échogène homogène dans 6 cas (13%), échogène hétérogène dans 8 cas (18%), cloisonné : 10 cas (22%) et associé à un épaississement pleural dans 6 cas (13%). Les étiologies étaient dues dans un premier temps à la tuberculose pleurale dans 18 cas (40%), souvent avec aspect cloisonné ou échogène hétérogène, en deuxième lieu aux pleurésies néoplasiques : 12 cas (27%), fréquemment associées à un épaississement pleural. Les pleurésies para-pneumoniques occupaient 20% soit 9 cas à prédominance échogènes ou cloisonnées et finalement les pleurésies transsudatives (insuffisance cardiaque, cirrhose) dans 6 cas (13%) essentiellement anéchogènes simples. L’échographie a permis de guider la ponction ou la biopsie pleurale dans 80% des cas.
Conclusion
Dans cette étude, l’échographie thoracique s’est révélée un outil précieux pour l’orientation étiologique des pleurésies. Certains aspects échographiques sont fortement suggestifs de tuberculose, de néoplasie ou d’infection parapneumonique. Outre sa valeur diagnostique, elle optimise la réalisation des gestes invasifs, améliorant ainsi la rentabilité diagnostique.