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Résumés CPLF 2026 

Pneumopathies infiltrantes diffuses fibrosantes : facteurs influençants la survie à trois ans en Tunisie

Résumé PO23-568
Moussa I.1 ; Trimech S.*1 ; Chaabi K.1 ; Mrassi H.1 ; EL gharbi L.1
1pavillon D , Hôpital Abderahman Mami, Tunis, Tunisie

Auteur correspondant : Baya C. 1 


Introduction

Les pneumopathies interstitielles diffuses (PID) fibrosantes présentent un pronostic variable. Identifier les facteurs de survie est essentiel pour améliorer leur prise en charge.

Méthodes

Étude rétrospective incluant 155 patients suivis pour PID fibrosantes au service de pneumologie D de l’hôpital Abderrahmane Mami (Ariana, Tunisie) entre 2012 et 2021. Les données cliniques, fonctionnelles et radiologiques ont été analysées. La survie a été étudiée par Kaplan-Meier et la régression de Cox multivariée.

Résultats

L’âge moyen était de 60±10 ans, avec un sex-ratio 0,47. Le tabagisme concernait 31,6% et la dyspnée d’effort 85,8% des patients. Le pattern UIP était le plus fréquent (66,5%) suivi du PINS (16,8%). La fibrose pulmonaire idiopathique représentait 64,5% des cas. La CVF moyenne était de 63,7% et la DLCO de 55,7%. Une désaturation au test de marche était observée chez 46% et une HTAP dans 26,5%. La survie globale à trois ans était de 51%. ). Le sexe masculin (p < 0,001), l’hippocratisme digital (p < 0,001), les râles crépitants (p=0,002) et le pattern UIP (p=0,01) réduisaient la survie. Les PINS (p=0,01) et la PHS (p < 0,001) étaient associés à un meilleur pronostic. La fibrose pulmonaire idiopathique restait l’étiologie la plus péjorative (médiane de survie 40 mois vs 92 mois, p < 0,001). Les survivants avaient une PaO₂ (76,4 vs 67,0 mmHg ; p=0,001), une SpO₂ (94,3% vs 91,8% ; p=0,005), une DLCO% (59,8% vs 50,8% ; p=0,044), une CVF% (69,1% vs 57,9% ; p=0,001) et un VEMS% (77,1% vs 67,7% ; p=0,018) significativement plus élevés. La désaturation à l’effort était un facteur défavorable (p=0,006). L’HTAP retrouvée à l’échographie n’était pas significativement associée à la survie (p=0,898 Le traitement par antifibrosants améliorait la survie (p=0,005). En analyse multivariée, aucun facteur n’émergeait comme prédicteur indépendant.

Conclusion

La survie des PID fibrosantes en Tunisie reste faible. Les paramètres fonctionnels respiratoires, la désaturation à l’effort et les profils radiologiques discriminent nettement le pronostic. Ces résultats confirment l’importance d’une évaluation fonctionnelle et radiologique combinée pour mieux stratifier les patients et guider la prise en charge.


Moussa I. * ; Trimech S. * ; Chaabi K. * ; Mrassi H. * ; EL gharbi L. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK