1Département des Maladies Respiratoires, Aix-Marseille Université, Marseille, France ; 2Université de Sherbrooke, Québec, Canada ; 3Université du Michigan, Ann Arbor, MI, États-Unis ; 4Global Allergy Asthma Patient Platform (GAAPP), Vienne, VA, États-Unis ; 5Université de l’Alberta, Edmonton, Alberta, Canada ; 6Aquarius Population Health, Londres, Royaume-Unis ; 7Affaires publiques et plaidoyer monde, Affaires générales monde, AstraZeneca, Cambridge, Royaume-Unis ; 8Exécution médicale, Médical biopharmaceutique monde, AstraZeneca, Cambridge, Royaume-Unis ; 9Économie de la santé et preuves à destination des payeurs, Respiratoire & Immunologie, AstraZeneca, Cambridge, Royaume-Unis ; 10Observational and Pragmatic Research Institute, Singapour, Singapour
De nombreux patients atteints d’asthme sévère présentent une maladie non contrôlée et consomment de fortes doses cumulées de corticostéroïdes oraux (CSO). Les biothérapies ont démontré une réduction des exacerbations et de la consommation de CSO chez ces patients, diminuant ainsi la mortalité attribuée aux CSO et l’utilisation des ressources du système de santé. Notre hypothèse est que l’initiation précoce d’une biothérapie chez les asthmatiques sévères pourrait minimiser la progression de la maladie et prévenir les principaux événements indésirables liés aux CSO, améliorant les résultats cliniques et économiques.
Objectif : Explorer l’impact clinique (mortalité, exacerbations et évènements indésirables des CSO) et économique (utilisation des ressources du système de santé) de l’initiation précoce des biothérapies.
Méthodes
L’impact de l’initiation précoce d’une biothérapie par rapport à la pratique courante a été évalué chez des patients traités à l’âge de 50 ans. Nous avons développé un modèle de cohorte Markov coût-conséquence, informé par des études de vie réelle et l’opinion d’expert, avec la perspective du système de santé britannique sur toute la durée de vie du patient. Les biothérapies étaient modélisées en classes thérapeutiques et le coût des biologiques était exclu.
Résultats
Dans ce modèle, l'introduction précoce, seulement 5 ans plus tôt, d’une biothérapie chez des patients asthmatiques sévères, a entrainé une réduction de la consommation de CSO de 1,91g. Pour une cohorte de 54 121 patients asthmatiques sévères, cela s’est traduit par 1 975 décès en moins, une baisse de 157 700 visites chez le médecin généraliste, aux urgences et à l’hôpital, un gain de 7 300 années de vie ajustées par la qualité et une économie de 336 millions £ en coût direct pour le système de santé liés aux exacerbations et aux événements indésirables associés aux CSO.
Conclusion
Dans ce modèle, traiter précocement les patients asthmatiques sévère avec une biothérapie a diminué la mortalité et amélioré la qualité de vie tout en réduisant l’utilisation des ressources du système de santé en soins primaires et secondaires. Introduire précocement le traitement par biothérapie chez les patients atteints d’asthme sévère améliorerait les résultats cliniques et réduirait les coûts pour le système de santé.
Chanez P. A reçu des honoraires de consultant de la part d’AstraZeneca, Boehringer Ingelheim, Boston Scientific, Chiesi, GSK, Novartis, Sanofi, SNCF et Teva Pharmaceuticals ; a reçu des honoraires pour sa participation à des comités consultatifs d’AB Science, ALK, Argenx, AstraZeneca, Boehringer Ingelheim, Chiesi, GSK, Novartis, Sanofi et Teva Pharmaceuticals ; a reçu des honoraires de la part d’ALK, AstraZeneca, Boehringer Ingelheim, Boston Scientific, Chiesi, GSK, Novartis et Teva Pharmaceuticals ; et a reçu des subventions de la part d’ALK, AstraZeneca, Boehringer Ingelheim, Boston Scientific, Novartis et Roche ; Couillard S. Bénéficie du soutien du Fonds de recherche du Québec et de l’Association pulmonaire du Québec ; a reçu des subventions de recherche non restreintes d’AstraZeneca, bioMérieux, la Fondation québécoise en santé respiratoire, le National Institute for Health and Care Research Oxford Biomedical Research Centre, le Réseau québécois de recherche sur la santé respiratoire et Sanofi ; est président de la recherche en médecine respiratoire de l’Association pulmonaire du Québec ; a reçu des honoraires de conférencier d’AstraZeneca, GSK, Sanofi et Valeo Pharma ; a reçu des honoraires de consultant d’AstraZeneca, FirstThought, GSK et Sanofi ; a bénéficié de parrainages pour assister ou prendre la parole lors de congrès scientifiques internationaux d’AstraZeneca et Sanofi ; et est membre du comité consultatif et détient des options d’achat d’actions auprès de Biometry Inc.une société développant un dispositif FeNO (myBiometry) ; Lugogo N. Déclare un soutien à la recherche (Amgen, AstraZeneca, Avillion, Bellus, Evidera, Gossamer Bio, Genentech, GSK, Janssen, Regeneron, Roche, Sanofi, Novartis, Teva) et est membre honoraire de l’Observational and Pragmatic Research Institute, sans rémunération pour ce rôle ; Winders T. Est conférencier et conseiller rémunéré pour AstraZeneca, Chiesi, Eli Lilly, GSK, Novartis, Roche et Sanofi Regeneron ; Bhutani M. Déclare des honoraires pour des conseils (ad board) et des interventions lors de conférences d'AstraZeneca, GSK, Sanofi, Valeo, Covis, Takeda. MB signale également des subventions de recherche provenant d’AstraZeneca, GSK, Sanofi et des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), ainsi qu’un rôle de leadership à la Canadian Thoracic Society ; Bates L. Est employé par Aquarius Population Health, qui a reçu un financement d’AstraZeneca pour mener cette recherche. Les travaux ont été réalisés de manière indépendante par Aquarius Population Health ; Robinson E. Est employé par Aquarius Population Health, qui a reçu un financement d’AstraZeneca pour mener cette recherche. Les travaux ont été réalisés de manière indépendante par Aquarius Population Health ; Evans A. Est employé d’AstraZeneca et peut détenir des actions ou des options sur les actions de l’entreprise ; Patel S. Est employé d’AstraZeneca et peut détenir des actions ou des options sur les actions de l’entreprise ; Gibson D. Est employé d’AstraZeneca et peut détenir des actions ou des options sur les actions de l’entreprise ; Price D. Est membre de comités consultatifs d’AstraZeneca, Boehringer Ingelheim, Chiesi, GlaxoSmithKline, Novartis, Viatris, Teva Pharmaceuticals ; a des accords de consultant avec AstraZeneca, Boehringer Ingelheim, Chiesi, GlaxoSmithKline, Novartis, Viatris, Teva Pharmaceuticals ; a obtenu des subventions et financements non restreints pour des études initiées par des investigateurs (réalisées via l’Observational and Pragmatic Research Institute Pte Ltd) d'AstraZeneca, Chiesi, Viatris, Novartis, Regeneron Pharmaceuticals, Sanofi Genzyme et le UK National Health Service ; a reçu une rémunération pour des conférences/interventions d’AstraZeneca, Boehringer Ingelheim, Chiesi, Cipla, Inside Practice, GlaxoSmithKline, Medscape, Viatris, Novartis, Regeneron Pharmaceuticals, Sanofi Genzyme, Teva Pharmaceuticals ; a bénéficié de la prise en charge de frais de voyage, hébergement ou de réunion d’AstraZeneca, Boehringer Ingelheim, Novartis, Medscape, Teva Pharmaceuticals ; détient 74 % de l’entreprise sociale Optimum Patient Care Ltd (Australie et Royaume-Uni) et 92,61 % de l’Observational and Pragmatic Research Institute Pte Ltd (Singapour) ; est évaluateur pour les comités de subvention du UK Efficacy and Mechanism Evaluation Programme, et du Health Technology Assessment ; et a été témoin expert pour GlaxoSmithKline