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Résumés CPLF 2026 

Hospitalisations pour infections respiratoires basses d’origine virale en France : épidémiologie et fardeau (étude VINCA)

Résumé AD03-73
Guilleminault L.1 ; Loubet P.2 ; Fabry-Vendrand C.3 ; Rouxel O.3 ; Leynaud D.3 ; Carlicchi A.4 ; Bureau I.4 ; Nevoret C.4 ; Bouée S.4 ; Prost (de) N.5
1Pôle des voies Respiratoires, Hôpital Larrey, CHU de Toulouse, Toulouse, France ; 2Service des Maladies Infectieuses, CHU de Nîmes, Nîmes, France, ; 3AstraZeneca, Courbevoie, France ; 4Cemka, Bourg la Reine, France ; 5Service de Médecine Intensive Réanimation, GHU Henri Mondor, Créteil, France

Auteur correspondant : Guilleminault L. 


Introduction

Plusieurs millions d’infections respiratoires basses d’origine virale (IRBv) surviennent chaque année en France entrainant des hospitalisations majoritairement chez les personnes fragiles. Peu de données épidémiologiques permettent cependant de quantifier le fardeau de ces IRBv.

L'objectif de cette étude est d'estimer le fardeau des hospitalisations pour IRBv en France.

Méthodes

La base de données du programme de médicalisation des systèmes d'information (PMSI) couvrant l'ensemble des hospitalisations en France a été utilisée. Les sujets hospitalisés en soins aigus (MCO) avec au moins un code CIM-10 lié à une IRBv ont été sélectionnés au cours de 2 années épidémiques, du 1er septembre 2022 au 31 aout 2024.

Un épisode d’IRBv était défini comme une hospitalisation avec soit un diagnostic principal (DP) d’IRBv, soit un diagnostic associé (DAS) d’IRBv avec des facteurs de gravité respiratoire (oxygénothérapie, insuffisance respiratoire aiguë, exacerbation de BPCO ou d’asthme) ou un passage en réanimation/soins intensifs/surveillance continue.

Les données du PMSI ont été analysées afin de décrire les hospitalisations pour IRBv. Le coût des soins hospitaliers pour IRBv a été estimé selon l’échelle nationale de coûts.

Résultats

Au cours des 2 années épidémiques étudiées, 930 205 hospitalisations pour IRB ont été identifiées dont 38% (n=352 827) d’origine virale (population étudiée). Les autres origines étaient non documentées pour 41%, bactérienne pour 23% et un autre pathogène pour 4%.

L’âge moyen des sujets hospitalisés pour une IRBv était de 56,2 ans (médiane : 71 ans) et 53% étaient de sexe masculin.

La répartition des étiologies virales était : SARS-CoV-2 (215 769, 61%), virus respiratoire syncytial (60 200, 17%), virus influenza (41 353, 12%), autre virus (8 456, 2%), métapneumovirus (5 909, 2%).

76% des sujets de plus de 18 ans (n=262 754) présentaient au moins une comorbidité d’intérêt : cardiovasculaires (68%), respiratoires (27%, avec 16% de BPCO, 8% d’insuffisance respiratoire chronique sévère et 5% d’asthme) et 28% d’immunodépression.

Une exacerbation d’asthme était rapportée pour 5 085 hospitalisations (1,4%) et une décompensation de BPCO pour 10 347 (2,9%).

La durée moyenne d’un séjour pour IRBv était de 9,9 jours ; un passage en réanimation/soins intensifs/surveillance continue a été observé pour 32% des hospitalisations.

Une nouvelle hospitalisation dans les 90 jours est survenue pour 104 076 sujets (32%) dont 9 515 (9%) pour une IRB bactérienne ou virale.

36 192 sujets (10%) sont décédés au cours de l’hospitalisation initiale (25 441, 70%) ou lors d’une réhospitalisation dans les 90 jours (9 134, 30%).

Conclusion

Le fardeau des hospitalisations lié au IRBv est considérable, avec notamment un taux de décès et de réhospitalisations à 90 jours important mais reste sous-estimé du fait de l’absence de diagnostic étiologique dans 41% des cas.


Guilleminault L. a perçu des honoraires pour sa participation au comité scientifique de l'étude ; Loubet P. a perçu des honoraires pour sa participation au comité scientifique de l'étude ; Fabry-Vendrand C. est salariée AstraZeneca, promoteur de l'étude ; Rouxel O. est salariée AstraZeneca, promoteur de l'étude ; Leynaud D. est salariée AstraZeneca, promoteur de l'étude ; Carlicchi A. est salarié Cemka, chargé de la conduite de l'étude ; Bureau I. est salariée Cemka, chargé de la conduite de l'étude ; Nevoret C. est salariée Cemka, chargé de la conduite de l'étude ; Bouée S. est salarié Cemka, chargé de la conduite de l'étude ; Prost (de) N. a perçu des honoraires pour sa participation au comité scientifique de l'étude

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK