· Abstracts CPLF 2026

Profil des patients présentant un contrôle prolongé sous chimio-immunothérapie de première ligne pour un cancer bronchique à petites cellules disséminé : cohorte LORELI

Résumé PO16-429
Colin E.*1 ; Geier M.2 ; Corre R.3 ; De Chabot G.4 ; Thepault F.5 ; Leveiller G.6 ; Lamy R.7 ; Niel C.8 ; Rousseau C.9 ; Le Guen Y.1,10 ; Lena H.1,10 ; Ricordel C.1,10
1Service de Pneumologie, CHU de Rennes, Rennes, France ; 2Service de Pneumologie, CHU de Brest, Brest, France ; 3Service de Pneumologie, CH de Quimper, Quimper, France ; 4Service de Pneumologie, CH Bretagne-Atlantique, Vannes, France ; 5Service de Pneumologie, CH de Saint-Malo, Saint-Malo, France ; 6Service de Pneumologie, CH de Saint-Brieuc, Saint-Brieuc, France ; 7Service de Pneumologie, CH Bretagne Sud, Lorient, France ; 8Service de Pneumologie, CH de Morlaix, Morlaix, France ; 9Service de Biostatistiques, CHU de Rennes, Rennes, France ; 10INSERM U1242 Oncogenesis Stress and Signaling, CLCC Eugène Marquis, Rennes, France

Auteur correspondant : Ricordel C. email


Introduction

Malgré l’introduction de l’immunothérapie en 2019, le pronostic du cancer du poumon à petites cellules (CPC) à un stade disséminé demeure défavorable, avec un taux de survie à 5 ans de seulement 12%. Un petit sous-groupe de patients atteint une survie prolongée, mais leurs caractéristiques cliniques et biologiques restent mal définies. L’objectif de l’étude LORELI est de décrire les caractéristiques tumorales, cliniques et biologiques associées à un contrôle tumoral prolongé chez les patients traités par chimio-immunothérapie de première ligne.

Méthodes

Nous avons mené une étude de cohorte multicentrique, rétrospective et observationnelle en Bretagne, incluant des patients diagnostiqués avec un ES-SCLC entre janvier 2017 et janvier 2023, sans progression clinique ou radiologique dans les 12 mois suivant l’initiation de la chimiothérapie-immunothérapie. À titre comparatif, nous avons utilisé la base de données ESME (Epidemio-Strategy and Medical Economics) Cancer du Poumon, incluant des patients atteints d'un CPC disséminé diagnostiqués au CHU de Rennes entre 2016 et 2023.

Résultats

Trente-deux patients présentant un contrôle carcinologique prolongé ont été identifiés dans les huit centres investigateurs. Ils étaient plus fréquemment de sexe féminin (p=0,0127) et présentaient un score de performance ECOG de 0 (p=0,0136). La survie sans progression (SSP) médiane était de 29,4 mois. Les facteurs indépendamment associés à une survie plus courte à 18 mois comprenaient la présence de métastases hépatiques (HR=6,98 ; IC 95% [1,41–34,55] ; p=0,0173), un ECOG PS≥2 (HR=21,45 ; IC 95% [3,11–148,04] ; p=0,0052), et une taille de la tumeur primaire plus importante (HR=1,31 ; IC 95% [1,05–1,64] ; p=0,0181).

Conclusion

L’étude LORELI confirme que le sexe féminin et un bon état général (ECOG PS 0–1) constituent des facteurs pronostiques favorables de survie à long terme dans le CPC avancé à l'ère de l'immunothérapie. À l’inverse, la présence de métastases hépatiques, un mauvais état général (ECOG PS≥2) et une taille tumorale plus importante au diagnostic étaient indépendamment associés à une diminution de la survie à 18 mois.


Colin E. * ; Geier M. * ; Corre R. * ; De Chabot G. * ; Thepault F. * ; Leveiller G. * ; Lamy R. * ; Niel C. * ; Rousseau C. * ; Le Guen Y. * ; Lena H. * ; Ricordel C. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.