· Abstracts CPLF 2026
Logo CPLF 2026

Résumés CPLF 2026 

Différences phénotypiques de l'asthme selon le genre recensées par la Plateforme digitale Colibri

Résumé PO15-425
Aguilaniu B.*1,2 ; Saint-Reymond C.2 ; Gheerbrand H.3 ; Leroy S.4 ; Marquette C.H.4
1Hylab, Grenoble, France ; 2CHU A. Michallon, Grenoble France ; 3CH. Chambéry, France ; 4Institut Hospitalo Universitaire RespiRera, Nice, France

Auteur correspondant : Aguilaniu B. 


Introduction

La maladie asthmatique de l'adulte présente des différences connues selon le genre : Elle est plus fréquente et plus sévère chez la femme, sous l’influence des hormones sexuelles et de facteurs immunologiques (1). Les hommes présentent davantage d’asthme allergique, alors que les femmes développent plus souvent un asthme "intrinsèque", une dyspnée et un impact psychosocial plus altéré et une réponse différente aux traitements (2). Nous avons vérifier si ces différences étaient recensées au cours de la consultation digitale Colibri-Asthme selon l'origine régionale.

Méthodes

La consultation digitale Colibri-Asthme proposée aux pneumologues de ville et d'hôpitaux comprend tous les items nécessaires au diagnostique phénotypique de l'asthme. Elle est surtout utilisée pour les asthmes difficiles à traiter afin d'être éventuellement proposée à une réunion de concertation (RCA). Ainsi la cohorte comprenait 383 patients dont AURA 53%, PACA 36%, Autres 11%. Parmi eux, 156 dossiers (41%) étaient présenté en RCA avec une fréquence légèrement élevé en AURA (47vs41%).

Résultats

Parmi les 383 sujets, et de façon comparable entre les régions 66% étaient des femmes (50,9± 17,8 ans ; IMC : 26,9±6,6) alors les hommes étaient plus agés (57,1±15,7 ans ; IMC 26,6±5). Seuls la toux, la sémiologie de la dyspnée, le niveau d'APQ étaient le plus souvent renseignés (>70%) alors que le score mMRC, l'anxiété dépression (HAD) étaient rarement notés (< 20%). Les exacerbations modérées et fréquentes (≥3/an) étaient prédominante chez les femmes (44 vs 36%). Le taux moyen d'EOS (noté dans 70% des cas de la population totale) était de 0,91 G/L sans différence régionale et de genre tandis que le taux moyen d'IgE (noté dans 60%) était chez les H de 732 vs 400 UI/mL chez les Femmes. La mesure de FENO était réalisée seulement dans 23%. Lorsque les phénotypes T1 ou T2 étaient clairement retenus (60% des cas) notamment au décours d'une RCA, T2 était plus fréquent chez les hommes H : 90% vs 79%, sans différence régionale.

Au final, les RCA ont retenu le diagnostic d'asthme difficile à traiter ou d'asthme sévère dans respectivement 57% (89/156 dossiers) et 29% (45/156).

Conclusion

L'analyse préliminaire de la cohorte Colibri-Asthme retrouve certains caractéristiques phénotypiques connues de la littérature sans différence régionale nette. L'hétérogénéité de la saisie des données souligne toutefois l'importance d'un recueil plus structuré pour une meilleure caractérisation des profils d'asthme.

Références

[1] Rincon, M. , Irvin, C. G. (2023). Sex-Based Differences in Asthma : Pathophysiology, Hormonal Influence, and Genetic Mechanisms. Int J Mol Sci, 26(11).

[2] Leynaert, B. , et al. (2015). Gender differences in adult-onset asthma : the SAPALDIA cohort study. Eur Respir J, 46(4).


Aguilaniu B. * ; Saint-Reymond C. * ; Gheerbrand H. * ; Leroy S. * ; Marquette C.H. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK