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Introduction
L'indice de masse corporelle (IMC) est un paramètre fréquemment utilisé pour évaluer le statut nutritionnel des patients, en particulier dans le cadre des maladies graves comme le cancer bronchopulmonaire. La chimiothérapie, traitement central dans la prise en charge de cette pathologie, peut entraîner des changements significatifs dans la condition physique des patients, affectant leur capacité à tolérer les traitements et leur pronostic à long terme.
Méthodes
L'objectif de cette étude est d'examiner l'impact de l'IMC sur l'évolution post-chimiothérapie (après la 1ʳᵉ ligne de CT) des patients atteints de cancer bronchopulmonaire. Il s’agit d’une étude rétrospective menée au service de pneumologie ibn nafis a propos de 76 patients de l’année 2020 à 2025 La population étudiée a été divisée en 2 groupes : *G1 IMC < 28 (20 patients) *G2 IMC>=28 (56 patients).
Résultats
Les deux groupes sont à prédominance masculine, 93,5% de G1 et 66% de G2 (p 0,09). L’âge moyen de G1 est 62±8 ans et celui de G2 est 58±8 ans. Les antécédents prédominants des patients étaient repartis comme suit : HTA 11% de G1, 40% de G2 (p=0,07) BPCO 12% de G1 et 6% de G2 (p 0,4). Le PS des patients de G1 était à 1 dans 47% des cas, à 2 dans 7% des cas alors qu’aucun patient de G2 n’avait un PS supérieur à 1 (p 0,1). Tous les patients ont bénéficié d’une chimiothérapie de 1ʳᵉ ligne au scanner de contrôle, nous avons noté 50% de progression, 28,5% de régression et 17,8% de stabilité pour G1, pour G2, on note 23% de progression, 47% de régression, 29,4% de stabilité (p=0,4).
Conclusion
Les résultats de cette étude suggèrent que l'IMC joue un rôle crucial dans l'évolution post-chimiothérapie des patients atteints de cancer bronchopulmonaire. Un IMC inférieur à la normale pourrait être associé à une moins bonne réponse au traitement, tandis qu'un IMC élevé pourrait influencer la tolérance au traitement. Ces observations soulignent l'importance de la prise en charge nutritionnelle dans le suivi de ces patients, afin d'améliorer les résultats thérapeutiques et la qualité de vie post-chimiothérapie.