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Introduction
Le syndrome de la veine cave supérieure (SCS) est une obstruction, complète ou partielle, de la veine cave supérieure.
Méthodes
Nous rapportons ici les résultats d'une étude rétrospective portant sur 160 cas, colligés dans notre service de pneumologie de l'hôpital 20 août, entre juillet 2018 et juillet 2025. L’objectif de ce travail était de déterminer les principales étiologies du SCS.
Résultats
L’âge moyen des patients était de 55,1 ans, avec une nette prédominance masculine. Le tabagisme actif a été retrouvé chez 147 patients, soit 92% de la cohorte. Le SCS était associé à une dysphagie chez 14 patients (9%) et à une dysphonie chez 15 patients (9%). Une radiographie thoracique a montré un élargissement médiastinal chez 83 patients (52%) et une atteinte parenchymateuse chez 77 patients (48%). La tomodensitométrie thoracique a révélé des adénopathies médiastinales chez 51 patients (32%), un processus tumoral médiastinal chez 46 patients (29%), et une thrombose isolée de la veine cave supérieure chez 16 patients (10%). Un processus médiastino-pulmonaire a été identifié chez 46 patients (29%). Une bronchoscopie, réalisée chez l'ensemble des patients, a mis en évidence une infiltration tumorale chez 54 patients (34%), un aspect de compression extrinsèque chez 35 patients (22%), une sténose tumorale chez 29 patients (18%) et une muqueuse hyperhémique chez 42 patients (26%). Le diagnostic a été établi par différentes méthodes. Les biopsies bronchiques ont été la méthode la plus fréquente (58 patients, soit 36%), suivies par la ponction-biopsie transpariétale (29 patients, soit 18%), la ponction-biopsie pleurale (17 patients, soit 11%), la biopsie sous médiastinoscopie (16 patients, soit 10%) et la biopsie ganglionnaire périphérique (13 patients, soit 8%). L’étiologie a été dominée par le carcinome à petites cellules, qui représentait 59% des cas (94 patients). Une hémopathie maligne a été notée chez 40 patients (25%). L'étiologie n'a pas pu être déterminée chez 26 patients (16%). Le traitement a reposé sur une corticothérapie chez 144 patients (90%) et sur l'administration d'anticoagulants chez 64 patients (40%). L’évolution a été favorable chez 37 patients (23%). Malheureusement, nous avons déploré un décès chez 56 patients (35%), et 67 patients (42%) ont été perdus de vue.
Conclusion
Nous concluons que le syndrome de la veine cave supérieure est une affection aux étiologies multiples, dont l’origine maligne est la plus fréquente.