· Abstracts CPLF 2026

Profil étiologique des masses médiastinales antérieures

Résumé PO16-434
El Rharbi N.*1 ; El Khattabi W.1 ; Msika S.1 ; Bamha H.1 ; Bougteb N.1 ; Arfaoui H.1 ; Jabri H.1 ; Afif H.1
1Service des Maladies Respiratoires, Hôpital 20 août 1953, Casablanca, Maroc.

Auteur correspondant : El Rharbi N. email


Introduction

Les masses médiastinales antérieures regroupent un ensemble hétérogène de lésions dont le diagnostic étiologique est dominé par la règle des « 4 T » : thymome, tumeurs germinales, tumeurs thyroïdiennes et tératomes. Leur identification est essentielle, car le pronostic et la prise en charge varient selon l’étiologie. L’étude de leur profil étiologique permet donc d’orienter le diagnostic et d’optimiser la stratégie thérapeutique.

Méthodes

L’objectif de notre étude est d’étudier les étiologies des masses médiastinales antérieures. Notre étude est rétrospective portant sur 59 cas de masses médiastinales antérieures colligées entre janvier 2017 et juillet 2025 au service de maladies respiratoires de l’hôpital universitaire de 20 Août.

Résultats

La moyenne d’âge était de 41,2 ans. Le sexe masculin prédominait dans 34 cas. La découverte fortuite était retrouvée chez 7 cas. Ailleurs, la symptomatologie clinique était faite surtout de syndrome cave supérieur, douleur thoracique, dyspnée à l’effort et de toux sèche. La radiographie thoracique montrait un élargissement médiastinal dans la majorité des cas associé à une opacité de type pleural dans 9 cas, La radiographie thoracique était normale dans 3 cas. La TDM thoracique réalisée chez tous nos patients objective une masse médiastinale antérieure dans tous les cas, associée à un épanchement pleural homolatéral dans 13 cas, épanchement péricardique dans 3 cas. Le diagnostic histologique était obtenu par une biopsie transpariétale (PBTP) dans 37 cas, par des biopsies bronchiques dans 7 cas, une cervicotomie de Kocher dans 4 cas, une médiastinoscopie ou thoracoscopie dans 4 cas, par ponction biopsie pleurale (PBP) dans 4 cas, deux patients ont bénéficié d’une exérèse chirurgicale et les marqueurs tumoraux étaient positifs dans un seul cas. L’examen anatomopathologique complété par une immunohistochimie (IHC) avait montré un lymphome lymphoblastique T (17 cas), un carcinome à petites cellules (13 cas), un lymphome hodgkinien (8), un carcinome non à petites cellules (4), un thymome (7 cas), un goitre plongeant (3 cas), un kyste bronchogénique (un cas), un lymphome diffus à grandes cellules B (un cas), un tératome (un cas), un séminome (un cas), vestige thymique (un cas), une leucémie aigu (un cas), et un cas de tumeur germinale non séminomateuse. La décision thérapeutique des carcinomes à petites cellules et non à petites cellules était prise après une concertation pluridisciplinaire, ainsi le traitement était chirurgical dans 11 cas, une chimiothérapie était indiquée dans 23 cas. 25 patients étaient adressés en hématologie pour complément de suivi.

Conclusion

Nous rappelons à travers cette étude que les masses médiastinales constituent souvent un problème de diagnostic étiologique. Le scanner thoracique est la plaque tournante dans la démarche diagnostique. La preuve histologique est indispensable pour prédire du pronostic et orienter l’attitude thérapeutique ultérieure nécessitant une collaboration étroite entre pneumologue, oncologue, chirurgien, radiologue et pathologiste.


El Rharbi N. * ; El Khattabi W. * ; Msika S. * ; Bamha H. * ; Bougteb N. * ; Arfaoui H. * ; Jabri H. * ; Afif H. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.