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Résumés CPLF 2026 

Masse pariétale thoracique révélant un lymphome malin non hodgkinien

Résumé PO16-435
El Hanafy S.*1 ; Arfaoui H.1 ; Bamha H.1 ; Msika S.1 ; Bougteb N.1 ; Jabri H.1 ; El Khattabi W.1 ; Afif My.H.1


Auteur correspondant : El hanafy S. 


Introduction

Les lymphomes malins non hodgkiniens (LMNH) représentent un groupe hétérogène de cancers lymphoïdes. Leur présentation clinique est souvent polymorphe, allant des adénopathies superficielles aux atteintes viscérales. L’atteinte pariétale thoracique est rare et atypique, et peut constituer un mode de révélation inhabituel, posant un défi diagnostique.

Méthodes

Nous rapportons une étude rétrospective entre 2004 et 2024 de 11 cas, au service de maladies respiratoires de l’hôpital 20 Aout 1953.

Résultats

La moyenne d’âge est de 39 ans avec une prédominance masculine (9hommes, 2femmes). Tous les patients ont consulté pour une douleur thoracique. L’examen clinique a retrouvé une masse pariétale dure, fixe, faisant en moyenne 7 cm de diamètre (entre 5 cm et 12 cm), en regard du sternum chez 4 patients, sous claviculaire gauche chez 4 patients et costale sous claviculaire droite chez 2 patients, et à projection mammaire droite chez un patient. Les examens radiologiques ont montré une masse de densité tissulaire, associée à une atteinte ganglionnaire, un épaississement des parties molles, une ostéolyse sternale dans 4 cas, ainsi qu’une lyse costale dans deux cas. La bronchoscopie a montré une lésion d’allure tumorale dans 2 cas, une compression extrinsèque dans 7 cas, ainsi qu’une inflammation diffuse dans 2 cas. La confirmation du LMNH est obtenue par ponction biopsie de la masse thoracique dans 9 cas, biopsie chirurgicale dans 2 cas et/ou par biopsie bronchique dans un cas, par biopsie ganglionnaire périphérique dans 4 cas. Le délai entre la 1re consultation (médecin généraliste, rhumatologue) et la 2e (service de pneumologie) était de 3 semaines. Le traitement repose essentiellement sur la polychimiothérapie. La rémission est notée chez 6 patients, 4 patients sont toujours sous traitement avec une bonne évolution clinique et radiologique, et 1 patient est perdu de vue.

Conclusion

Une masse pariétale thoracique doit faire évoquer, parmi les diagnostics différentiels, un lymphome malin non hodgkinien, notamment en l’absence de signes infectieux ou de cancer primitif évident. Le diagnostic repose sur la biopsie et l’analyse immunophénotypique, et une prise en charge rapide est essentielle pour optimiser le pronostic.


El Hanafy S. * ; Arfaoui H. * ; Bamha H. * ; Msika S. * ; Bougteb N. * ; Jabri H. * ; El Khattabi W. * ; Afif My.H. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK