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Résumés CPLF 2026 

TIME-IPF : Impact du délai d’instauration du traitement antifibrosant sur la morbi-mortalité au cours de la fibrose pulmonaire idiopathique : analyse de l’entrepôt de données de santé Colibri appariées au SNDS

Résumé AD01-52
Cottin V.*1,2 ; Crestani B.3,4 ; Najean M.5 ; Chayla (du) F.6 ; Voulgaridou M.5 ; Chollet J.5 ; Lleu P.L.5 ; Doublet M.6 ; Ansolabehere X.6 ; Blanchard E.7 ; Aguilaniu B.8,9
1Centre Coordonnateur National de référence des Maladies Pulmonaires Rares, Hôpital Louis Pradel Hospices Civils de Lyon, Lyon, France ; 2UMR 754, ERN-LUNG, Université Claude Bernard Lyon 1, Lyon, France ; 3Université Paris Cité, Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), PhysioPathologie et épidémiologie des Maladies Respiratoires (PHERE), Paris, France ; 4Service Pneumologie A, Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), Hôpital Bichat, Paris, France ; 5Boehringer Ingelheim France ; 6Clinityx by GERS ; 7Service de Pneumologie CHU Bordeaux, Pessac, France ; 8Hylab, Grenoble, France ; 9Hôpital Michallon, Centre Hospitalier Universitaire Grenoble Alpes, Grenoble, France

Auteur correspondant : Najean M. 


Introduction

Le Protocole National de Diagnostic et de Soins 2021 recommande de débuter un des 2 traitements antifibrosants (AF) ayant une AMM pour la fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) « dès que le diagnostic de FPI est établi ». Cependant, malgré le risque d’aggravation de la maladie, cette recommandation ne semble pas toujours suivie, notamment chez les patients asymptomatiques, ceux dont la fonction respiratoire est préservée au diagnostic, en cas d’incertitude diagnostique, ou encore en cas de préoccupations liées aux effets secondaires éventuels ou chez les patients présentant une maladie avancée ou des comorbidités importantes. L’objectif de cette étude était d’estimer l’effet d’un retard à l’initiation d’un antifibrosant sur la survie ou la progression dans une population de patients atteints de FPI.

Méthodes

Une étude rétrospective a été menée à partir de Colibri-PID, outil digital d’aide à la consultation médicale constituant une base de données multicentrique, appariée avec le SNDS, chez les patients ayant eu un diagnostic de FPI entre 2016 et 2020. Les délais entre le diagnostic de FPI et le décès ou la progression clinique (critère composite incluant le décès, l’hospitalisation pour exacerbation ou autre cause respiratoire et la transplantation pulmonaire) ont été comparés entre les patients ayant débuté l’AF précocement (0-6 mois après le diagnostic) ou tardivement (7-12 mois après le diagnostic). Les groupes ont été rendus comparables par pondération sur les critères démographiques et cliniques (méthode IPTW - Inverse Probability of Treatment Weighting).

Résultats

207 patients ont été analysés, dont 168 (81,0%) ayant débuté l’AF précocement. Les patients traités tardivement étaient au diagnostic (p>0,05) :

- plus jeunes (âge moyen de 71,9 ans vs 72,9 ans),

- plus souvent fumeurs actifs (5,1% vs 1,2%),

- avec davantage d’emphysème (15,4% vs 11,9%),

- moins dyspnéiques (25,6% avec un mMRC>1 vs 33,9%).

La survie à 2 et 5 ans était comparable dans les 2 groupes ((Figure 1. A). L’instauration tardive était associée à un risque accru de progression clinique (HR 1,63 [IC95% : 1,11-2,40], p-value 0,01) (Figure 1. B) et d’hospitalisations pour exacerbations et autres causes respiratoires (HR 1,81, [IC95% : 1,21-2,73], p=0,004).

Conclusion

Cette étude rétrospective en vie réelle suggère que l'instauration tardive d'un traitement antifibrosant a un effet délétère sur la progression clinique sans influence sur la mortalité globale.

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Cottin V. a été conférencier pour Boehringer Ingelheim, Ferrer/United Therapeutics, Roche, Sanofi, a travaillé comme consultant pour AbbVie, AstraZeneca, Avalyn, Boehringer Ingelheim, Bristol Myers Squibb/Celgene, CSL (Behring, Vifor), Ferrer/United Therapeutics, Gossamer, GlaxoSmithKline, Liquidia, Pliant, PureTech, Roche, Roivant, Sanofi, Shionogi ; Crestani B. a travaillé comme consultant pour AstraZeneca, BMS, Boehringer Ingelheim, Chiesi, CSL Behring, GSK, Novartis, Roche, Sanofi ; Najean M. est employée de Boehringer Ingelheim ; Chayla (du) F. * ; Voulgaridou M. * ; Chollet J. est employé de Boehringer Ingelheim ; Lleu P.L. est employé de Boehringer Ingelheim ; Doublet M. * ; Ansolabehere X. * ; Blanchard E. a travaillé comme consultante pour Chiesi, Pfizer, MSD, Gilead, Sanofi, Boehringer Ingelheim, Roche, GSK, Janssen, Vifor ; Aguilaniu B. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK