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Introduction
Les études précliniques et translationnelles montrent qu’une dérégulation métabolique peut contribuer à l’inflammation des voies respiratoires. Par ailleurs, le traitement du diabète pourrait améliorer, directement ou indirectement, la prise en charge de l’asthme. En effet, le diabète est associé à des formes plus sévères d’asthme et à un moins bon pronostic.
Méthodes
Il s’agit d’une étude transversale multicentrique à recueil prospectif à visé étiologique. La population d’étude a été colligée de façon exhaustive au niveau des services de Pneumologie de l’EHU d’Oran et de l’EPH de Béchar durant une période de 3 ans.
Résultats
Une population de 221patients asthmatiques a été colligé composée de 47 (21,3%) hommes et 174 (78,7%) femmes avec un sex-ratio de 0,27. L’âge moyen de notre population est de 48,9±15,3 ans. L’asthme était réparti selon sa gravité en asthme intermittent dans 2,7% des cas, léger dans 46,2% des cas, modéré dans 47,5% des cas, et sévère dans 3,6% des cas. Le contrôle total est présent chez 29,9% des cas alors qu’il est altéré (partiellement contrôlé et non contrôlé) chez la plupart des patients diabétiques. Le diabète était présent chez 18,7% des cas parmi les facteurs métaboliques (75,3% des cas). Chez les diabétiques, Un VEMS inférieur à 80% de la valeur prédite est constaté chez 65,9%, La CVF inférieure à 80% de la valeur prédite est constatée chez 68,3%. Les autres paramètres spirométriques tel que les débits expiratoires maximums (DEM25-75, DEM50, DEM75, DEP), le VEM3 et le VEM6 sont réduits à des proportions différentes en présence du diabète.
Conclusion
Bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires pour identifier des biomarqueurs du risque et de la réponse thérapeutique dans l’asthme métabolique, cette étude confirme l’importance du diabète comme comorbidité cliniquement pertinente dans l’asthme, avec un impact notable sur le contrôle de la maladie et la fonction respiratoire.