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Résumés CPLF 2026 

Analyse rétrospective des facteurs de risque de récidive des patients atteints de cancers bronchiques non à petites cellules opérés et mutés EGFR avant l’ère de l’Osimertinib en adjuvant

Résumé PO05-223
Vallot C.*1 ; Mouillot P.1 ; Fraisse C.2 ; Madelaine L.3 ; Eberst G.4 ; Beltramo G.1 ; Georges M.1 ; Pages P-B.3 ; Bonniaud P.1 ; Zouak A.1
1Université Bourgogne Europe, CHU Dijon Bourgogne, Institut Universitaire du Poumon, 21000 Dijon, France ; 2Université Bourgogne Europe, Centre George François Leclerc, 21000 Dijon, France ; 3Université Bourgogne Europe, CHU Dijon Bourgogne, Service de Chirurgie Thoracique, 21000 Dijon, France ; 4Université Franche Comté Europe, CHU Besançon Doubs, Service de Pneumologie, 25000 Bensaçon, France

Auteur correspondant : Vallot C. 


Introduction

30 à 65% des cancers bronchiques non à petites cellules (CBNPC) localisés et opérés à visée curatrice récidives à 5 ans. L’Osimertinib, inhibiteur de tyrosine kinase, dirigé contre le récepteur de l'EGFR, a récemment obtenu l’AMM en adjuvant chez les patients avec certaines mutations de l’EGFR de stades IB à IIIA après résection chirurgicale complète. Notre étude a pour but d’analyser les caractéristiques des patients opérés et mutés EGFR avant l’AMM de l’Osimertinib en adjuvant, afin de mettre en évidence certains profils à risque de récidive, et étant le plus susceptibles de bénéficier de l’Osimertinib en adjuvant, avec pour objectif une stratégie d’épargne des thérapeutiques.

Méthodes

Étude rétrospective monocentrique des patients atteints de CBNPC de stade IA à IIIA mutés EGFR quelle que soit la mutation et opérés avec résection complète de 12/2009 à 01/2022. Les patients étaient suivis jusqu’au 31 Janvier 2025, date de clôture des données, ou jusqu’à leur décès. Deux groupes ont été constitués en fonction de la récidive ou non.

Résultats

96 patients ont été inclus, avec un âge moyen est de 67,0 (± 9,1) ans, une majorité de femme (66,7%), sans tabagisme (52,9%), présentant un adénocarcinome bronchique avec un sous-type acinaire prédominant (68,8%) associé à une délétion de l’exon 19 de l’EGFR dans la moitié des cas (50%), un PDL1 < 1% dans la majorité des cas (65,5%) et de stade IA (47,4%). Les caractéristiques de nos patients ne permettent pas d’établir un profil à risque de récidive mais plutôt des facteurs protecteurs de récidive. En effet, une lésion en verre dépoli, de sous-type lépidique, peu hypermétabolique, dont l’exérèse chirurgicale est robot-assistée et classée IA sont des caractéristiques favorables à l’absence de récidive. Parmi les patients ayant récidivés (43,7%), 69% ont bénéficié de la mise en place d’un TKI. La survie globale n’est pas significativement différente (groupe récidive 70,7±38,5 mois vs groupe sans récidive 82,0±45,5 mois, p=0,203), malgré une survie globale à 5 ans significativement différente (respectivement 54,8% et 74,1%, p=0,044).

Conclusion

Notre étude n’a pas permis de mettre en avant un profil de patients à risque de récidive mais plutôt des facteurs protecteurs de récidive. Cependant, la survie globale n’est pas significativement différente entre les groupes. Ce travail suggère que la place des TKI en traitement adjuvant doit donc être discuté en fonction du profil du patient, d’où l’intérêt de nouvelles études tel que l’étude ROSIE.


Vallot C. * ; Mouillot P. * ; Fraisse C. * ; Madelaine L. * ; Eberst G. * ; Beltramo G. * ; Georges M. * ; Pages P-B. * ; Bonniaud P. * ; Zouak A. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK