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Résumés CPLF 2026 

Étude comparative de la prise en charge des hémoptysies : embolisation des artères bronchiques versus traitement non interventionnel

Résumé PO20-520
Felhi K.1 ; Knaz A.1 ; Bchir I.*1 ; Limem (Ben) I.1 ; Bdira (Ben) B.1 ; Bouafia S.1 ; Omrane A.1 ; Aissa S.1 ; Gargouri I.1 ; Abdelghani A.1
1Service de Pneumologie , EPS Farhat Hached , Sousse , Tunisie

Auteur correspondant : Felhi K 


Introduction

L’embolisation des artères bronchiques est un geste d’hémostase peu invasif utilisé en cas d’hémoptysie récidivante ou rebelle à un traitement médicamenteux en présence d’une dilatation des artères bronchiques ou une hypervascularisation systémique. L’objectif de notre étude est de comparer l’efficacité, la sécurité et le pronostic des patients ayant présenté une hémoptysie en fonction de la réalisation ou non d’une embolisation des artères bronchiques.

Méthodes

C’est une étude rétrospective monocentrique descriptive et comparative de janvier 2021 jusqu’à mars 2025 concernant 34 patients hospitalisés dans notre service pour hémoptysie et dont leurs angioscanners ont confirmé la présence d’une dilatation d’une ou des artères bronchiques.

Résultats

On distingue deux groupes : G1 hémoptysie traitée par embolisation N : 17 et G2 : hémoptysie traitée médicalement N : 17 chez des patients ayant une dilatation des artères bronchiques confirmée par Angio-TDM thoracique. L’âge moyen est de 50 ans dans les deux groupes, avec une prédominance masculine dans les deux groupes (G1 88% G2 76%). Le tabagisme était un facteur de risque présent dans 80% chez les deux groupes. Quarante sept pourcent des patients de G1 ont une pathologie respiratoire chronique dominée par :La BPCO 17%, DDB 11%, cancer bronchopulmonaire 11%, une tuberculose pulmonaire 5%. Par contre, on note une fréquence plus élevée des comorbidités chez le groupe 2 soit 70%. On a pratiqué un angioscanner thoracique chez tous nos patients révélant une dilatation des artères bronchique associée à une anomalie parenchymateuse dont 80% chez le groupe 2 et 40% chez le groupe 1. Le taux de récidive précoce après prise en charge a atteint 20% chez G1 et 55% chez G2 ce qui reflète l’efficacité de l’acte d’embolisation. Le taux de récidive à 6 mois a atteint 30% chez G1 en rapport avec la persistance de la pathologie pulmonaire et 65% chez G 2 avec une corrélation significative (p=0,024). La durée moyenne d’hospitalisation dans les deux groupes est de 5 jours chez G1 et 10 jours chez G2 (p=0,036). On n’a pas noté des complications liés à l’embolisation sauf une douleur locale chez 3 patients.

Conclusion

L’embolisation bronchique a montré une efficacité dans le contrôle de l’hémoptysie avec un taux de récidive faible à court et à longue terme et une durée d’hospitalisation plus courte.


Felhi K. * ; Knaz A. * ; Bchir I. * ; Limem (Ben) I. * ; Bdira (Ben) B. * ; Bouafia S. * ; Omrane A. * ; Aissa S. * ; Gargouri I. * ; Abdelghani A. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK