· Abstracts CPLF 2026
Logo CPLF 2026

Résumés CPLF 2026 

Apport de la bronchoscopie souple dans l'étiologie du syndrome cave supérieur

Résumé PO20-517
Jamal H.*1 ; Zaghba N.1 ; Benjelloun H.1 ; Chaanoun K.1 ; Harraz H.1 ; Laklaai Z.1 ; Jalloul W.1 ; Yassine N.1
1Service des Maladies Respiratoires, CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc

Auteur correspondant : Jamal H. 


Introduction

Le syndrome cave supérieur (SCS) est l’obstruction complète ou partielle de la veine cave supérieure. Autant le diagnostic clinique est évident, le diagnostic étiologique nécessite une exploration radiologique et endoscopique grâce à la bronchoscopie qui est un examen principal permettant de préciser l’extension locale endobronchique et la confirmation histologique. Le but de notre travail est de préciser l’apport de la bronchoscopie dans le diagnostic étiologique afin de garantir une prise en charge thérapeutique adaptée et rapide.

Méthodes

Nous avons mené une étude rétrospective au service des maladies respiratoires du CHU Ibn Rochd de Casablanca, portant sur 125 patients présentant un syndrome cave supérieur à leur admission sur une période de 6 ans, étalée entre 2019 et 2025.

Résultats

La moyenne d’âge était de 49 ans avec une prédominance majoritairement masculine (sex-ratio H/F=7). Le tabagisme actif a été retrouvé dans 65,5% des cas, 9% étaient exposés au tabagisme passif. Le syndrome cave supérieur était associé à une dysphagie dans 10,6% des cas et à une dysphonie dans 18,5% des cas. La radiographie thoracique a montré un élargissement médiastinal dans 64,2% des cas et une atteinte parenchymateuse dans 28,7% des cas. La TDM thoracique a retrouvé des adénopathies médiastinales dans 29% des cas, un processus médiastino-pulmonaire dans 35% des cas, un processus médiastinal dans 34% des cas et une thrombose de la veine cave supérieure isolée dans 2% des cas. La bronchoscopie a montré une infiltration tumorale dans 31,5% des cas, un aspect de compression extrinsèque dans 32% des cas, une sténose dans 11% des cas et aucunes anomalies endoscopiques visibles dans 25,5% des cas. Le diagnostic a été posé par les biopsies bronchiques dans 39,4%, par la ponction biopsie transpariétale dans 31,3%, par la biopsie sous médiastinoscopie dans 11,3% des cas, par la biopsie ganglionnaire périphérique dans 5% des cas et par la biopsie pleurale dans 13% des cas. L’étiologie est dominée par le carcinome bronchogénique noté dans 51% des cas (le carcinome bronchique à petites cellules dans 68% des cas et l’adénocarcinome dans 44% des cas), les hémopathies malignes (maladie de hodgkin, lymphome à grandes cellules) ont été noté dans 35% des cas, le carcinome thymique dans 4,2% cas, un cancer de l’œsophage dans 3% des cas et dans 6,8% des cas l’étiologie n’a pas pu être confirmée. Associé au traitement étiologique, le traitement a été basé sur une corticothérapie dans 92% des cas et les anticoagulants dans 48% des cas. Une radiothérapie décompressive a été pratiquée chez 38% des cas. L’évolution était favorable chez 26% des cas et dans les autres cas, l’évolution était liée au stade de la maladie en cause.

Conclusion

Nous concluons que le syndrome cave supérieur relève de plusieurs étiologies et l’origine maligne reste la plus fréquente. D’où l’intérêt de la bronchoscopie souple, la réalisation des biopsies associées à l’aspiration sont recommandées et augmentent la rentabilité du geste. Cette rentabilité est plus faible si la lésion est moins de 2cm, dans ces cas une autre alternative diagnostique doit être envisagée.


Jamal H. * ; Zaghba N. * ; Benjelloun H. * ; Chaanoun K. * ; Harraz H. * ; Laklaai Z. * ; Jalloul W. * ; Yassine N. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK