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Introduction
L’endoscopie bronchique est un examen pouvant être source d’anxiété pour le patient. L’utilisation d’un casque d’hypnose médicale par réalité virtuelle pourrait diminuer cette anxiété et améliorer la tolérance de l’examen.
Méthodes
Il s’agit d’une étude monocentrique prospective menée par les infirmières du service d’endoscopie bronchique du CHU de Lille. Des patients devant bénéficier d’une bronchoscopie souple sous anesthésie locale se sont vu proposer l’utilisation d’un casque d’hypnose médicale par réalité virtuelle HypnoVR®. Deux infirmières étaient nécessaires : une pour la réalisation technique du geste, l’autre pour la gestion du casque. L’anxiété du patient avant et après le geste ainsi que la tolérance ont été évaluées par une échelle visuelle analogique (EVA).
Résultats
Le casque a été proposé à 50 patients. 12 patients ont refusé. Les motifs principaux de refus étaient la claustrophobie et l’envie de voir le déroulement de l’examen. 38 patients ont bénéficié d’une bronchoscopie souple sous casque d’hypnose médicale : 21 fibroscopies avec lavage broncho-alvéolaire, 13 fibroscopies exploratrices, 4 fibroscopies avec biopsies. La durée moyenne de l’examen était de 11,6 minutes auxquelles s’ajoutent 4 minutes d’induction d’hypnose et 2 minutes de retour d’hypnose. L’anxiété moyenne des patients avant l’examen était cotée EVA 6/10 (10=anxiété majeure). L’utilisation du casque permettait une diminution de 3,9 points du score d’anxiété avec une EVA moyenne à 2,1/10. La tolérance de l’examen était considérée comme bonne par la majorité des patients avec un score moyen de 6,9/10 (10=excellente tolérance). 31 patients souhaiteraient refaire l’examen selon les mêmes conditions, 5 préféreraient une anesthésie générale et 2 une anesthésie locale sans utilisation du casque. Sur les 11 patients qui avaient déjà bénéficié d’une endoscopie bronchique, 10 ont mieux vécu celle sous casque de réalité virtuelle.
Conclusion
L’utilisation d’un casque d’hypnose médicale par réalité virtuelle peut permettre de diminuer l’anxiété des patients au cours d’une endoscopie bronchique sous anesthésie locale et améliorer le vécu de l’examen. Il s’agit donc d’une alternative complémentaire intéressante aux modalités habituelles de réalisation de la bronchoscopie souple que sont l’anesthésie locale, la sédation et l’anesthésie générale.