· Abstracts CPLF 2026

Évaluation de l'utilisation et de l’efficacité en vie réelle du durvalumab en première ligne dans le cancer du poumon à petites cellules de stade étendu : premiers résultats de l'étude ARSENAL

Résumé PO16-445
Decroisette C.*1 ; Auliac J-B.2 ; Chouaid C.2 ; Guisier F.3 ; Vergnenegre A.4 ; Leroy V.5 ; Addi C.6 ; Goyard N.6 ; Lahouegue A.6 ; Marlin F.6 ; Mounier L.6 ; Falchero L.7
1Département d’Oncologie Médicale, Centre Léon Bérard, Lyon, France, ; 2Service de Pneumologie, Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil, Créteil, France ; 3Service de Pneumologie, CHU de Rouen Normandie, Rouen, France ; 4Unité Oncologie Thoracique et Cutanée, CHU Limoges - Hopital Dupuytren, Limoges, France ; 5Service de Pneumologie, Clinique Teissier, Valenciennes, France ; 6AstraZeneca SAS, Courbevoie, France ; 7Service de Pneumologie et Cancérologie Thoracique, L'Hopital Nord Ouest, Villefranche-Sur-Saone, France

Auteur correspondant : Addi C. email


Introduction

Le cancer du poumon à petites cellules (CBPC) est une forme agressive de cancer du poumon associée à un mauvais pronostic. En 2020, l’association du durvalumab (D) au platine étoposide (PE) a été approuvée pour le traitement du CBPC de stade étendu (SE) sur la base des données de l'étude CASPIAN1. L'étude ARSENAL vise à compléter ces résultats en générant des données de vie réelle sur l'efficacité et l'utilisation de D dans le CBPC-SE.

Méthodes

Cette étude observationnelle prospective a été menée sur 33 sites en France chez des patients nouvellement traités par D plus PE pour un CBPC-SE, entre novembre 2022 et février 2024. Les patients ont été régulièrement suivis à J0 (première perfusion de D et/ou PE), aux semaines 6 et 12, puis tous les 2 à 3 mois. Le critère d’évaluation principal était le temps jusqu’à arrêt de traitement (TTD : time to discontinuation) et un des critères secondaires était la survie sans progression (SSP).

Résultats

232 patients ont initié D, dont 213 inclus dans cette analyse intermédiaire avec un suivi médian de 10,4 mois (IQR 6,6-13,9). À l'inclusion dans l'étude, les patients présentaient un âge médian de 69 ans (IQR 62-74), dont 67,1% âgés de≥65 ans. 63,8% étaient des hommes et 97,8% étaient fumeurs ou anciens fumeurs. La distribution de Performance Status ECOG était de 16,6%, 61,3% et 22,1% pour les PS 0, 1 et 2+, respectivement. Les principaux sites métastatiques étaient le foie (48%), les os (41%) et le cerveau (21%).

D a été associé au doublet étoposide-carboplatine chez 98,1% des patients, et au doublet étoposide-cisplatine chez 1,9% (n=4) d’entre eux. Le traitement incluait en médiane 4 cycles d'induction (D+PE) et en médiane 2 cycles de maintenance (D seul). Au total, 121 patients (58,2%) ont interrompu le traitement par D, principalement en raison d'une progression (59,5%), d’un décès (14,9%) ou d'événements indésirables (EI) (9,1%). Le TTD médian a été estimé à 5,6 mois (IC à 95% 4,9-6,0), avec un taux de TTD à 6 mois de 40,6% (IC à 95% 32,6-48,5). La SSP médiane était de 5,1 mois (IC à 95% 4,6-6,2), avec un taux de SSP à 6 mois de 45,4% (IC à 95% 37,5-53,3). Des EI de grade≥3 liés au traitement ont été rapportés chez 27 patients (11,6%), l'anémie et la thrombopénie étant les plus fréquentes.

Conclusion

Les résultats d'efficacité de cette première analyse intermédiaire de l'étude de vraie vie ARSENAL sont cohérents avec l'étude CASPIAN (la SSP médiane était de 5,1 mois dans le bras D), bien que la population de l'étude soit plus âgée et plus fragile. ARSENAL est, à notre connaissance, l'étude de vraie vie chez des patients atteints de CBPC-SE traités par durvalumab et par chimiothérapie à base de platine avec la prévalence la plus élevée de patients présentant un ECOG PS2+.

Références

[1] Lancet. 2019 Nov 23 ; 394(10212):1929-1939


Decroisette C. * ; Auliac J-B. * ; Chouaid C. * ; Guisier F. * ; Vergnenegre A. * ; Leroy V. * ; Addi C. * ; Goyard N. * ; Lahouegue A. * ; Marlin F. * ; Mounier L. * ; Falchero L. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.