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Introduction
Les Infections respiratoires basses (IRB) non tuberculeuses sont fréquentes en infectiologie pulmonaire dont certaines nécessitent une hospitalisation. L’objectif de notre étude est de déterminer les aspects sociodémographiques cliniques et les germes de ses dernières en milieu hospitalier.
Méthodes
Nous avons réalisé une étude rétrospective descriptive et monocentrique basée sur une cohorte de patients hospitalisés pour la prise en charge d’une IRB non tuberculeuses au service des Maladies Infectieuses et de Pneumologie de Dalal Jamm de Novembre 2023 à Mars 2025.
Résultats
Sur une cohorte de 396 patients hospitalisés en 15 mois, 91 avaient une IRB non tuberculeuses soit une proportion de 22, 97%. L’âge moyen de la population d’étude était de 55,6 ans, avec une prédominance masculine (sex-ratio 1,57). La majorité des patients, soit 72,52% n=66 habitait dans la banlieue de Dakar. Cinquante-cinq patients soit 60,43% avaient au moins une comorbidité. Ces dernières étaient constituées de l’hypertension artérielle, (12 ; 34,54%), des séquelles de tuberculose pulmonaires (9 ; 16,35%) du diabète (8 ; 14, 54%), du tabagisme chronique (20 ; 36,36%) de l’infection au VIH (6 ; 10,9%). La totalité des patients avaient au moins un symptôme respiratoire à l’admission dont essentiellement la toux (65 ; 71,42%), la dyspnée (39 ; 42,85%) et une douleur thoracique (25 ; 27,47%). La fièvre était présente dans 55,5% des cas. Selon la représentation clinique, la pneumopathie était l’atteinte respiratoire la plus retrouvée et représente 72,20% des cas dont 04 tableaux d’abcès du poumon. Une pleuro-pneumopathie a été diagnostiqué dans 27,70% des cas d’IRB. La microbiologie était positive chez 40 patients (43,95%). Les agents causals les plus isolés étaient essentiellement des bactéries (29 ; 72,5%), des virus (11, 27,5%) dont quatre cas SARS cov 2 trois cas de métapneumovirus et deux cas d’amibiase. L’écologie bactérienne de ces atteintes respiratoires était dominée par les bacilles gram négatifs dont Le Klebsiella pneumoniae et du Pseudomonas aeruginosa avec des pourcentages respectifs 45% et 40% avec deux cas d’infection a staphylococcus Méti-R. L’infection à Klebsielle pneumoniae était présent chez 87,50% des patients ayant des comorbidités. Cependant, le pseudomonas n’était retrouvé que chez ceux ayant des comorbidités dont 4 patients infectés par le VIH.
Conclusion
Chez les adultes, en présence d’une comorbidité, les infections respiratoires basses peuvent être graves et sont dues dans notre contexte essentiellement par des bactéries parfois d’origine virale. Néanmoins, le renforcement de capacité de diagnostic microbiologiques de cette affection pourrait améliorer la prise en charge de nos patients.