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Résumés CPLF 2026 

Définition de la notion d’échec d’une biothérapie parmi les investigateurs de la cohorte RAMSES

Résumé CO07-41
Valery S.*1,2 ; Simon-Tillaux N.3 ; Devouassoux G.4 ; Chenivesse C.5 ; Bonniaud P.6,7 ; Chanez P.8,9 ; Boudjemaa A.10 ; Estellat C.11 ; Taillé C.12 ; et le RAMSES Study Group
1Université Paris-Saclay, UVSQ, Univ. Paris-Sud, Inserm, Équipe d'Épidémiologie Respiratoire intégrative, CESP - Villejuif (France), ; 2Service de Pneumologie et soins intensifs, Hôpital Européen Georges Pompidou, APHP, Paris, France. ; 3Oncostat U1018, Inserm, University Paris-Saclay, labeled Ligue Contre le Cancer, Department of Biostatistics and Epidemiology, Gustave Roussy, Université Paris-Saclay, Villejuif France ; 4CIERA, Virpath, Inserm U1111, HCL-Hôpital de la Croix-Rousse, Université Claude-Bernard Lyon1, F-69000 Lyon, France CRISALIS, F-CRIN Inserm Network, F-31000 Toulouse, France ; 5Univ. Lille, CNRS, Inserm, CHU Lille, Service de Pneumologie et Immuno-Allergologie, U1019 - UMR 9017- CIIL - Center for Infection and Immunity of Lille, Lille, France ; CRISALIS, F-CRIN Inserm France ; 66 Service de Pneumologie et Soins Intensifs Respiratoire, Centre Hospitalier Universitaire de Bourgogne, Dijon, France. CRISALIS F-CRIN network, ; 77INSERM U1231, Equipe HSP-pathies, Faculty of Medicine and Pharmacy, University of Bourgogne-Franche Comté, Dijon, France ; 8Aix-Marseille University, APHM, Department of Respiratory Medicine and Lung Transplantation, Marseille, France. ; 9Aix-MarseilleUniversity, INSERM, INRAE, C2VN, Marseille, France. ; 10Service de Pneumologie, Centre Hospitalier intercommunal de Créteil, Créteil, France. CRISALIS F-CRIN network ; 11Sorbonne Université, INSERM, Institut Pierre Louis d'Épidémiologie et de Santé Publique, équipe PEPITES, AP-HP, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Département de Santé Publique, Centre de Pharmacoépidémiologie (Cephepi), Paris, France ; 12Service de Pneumologie, Allergologie et Transplantation, Hôpital Bichat ; Université Paris Cité ; UMR 1149, Paris, France ; CRISALIS F-CRIN ntework

Auteur correspondant : Valery S. 


Introduction

Les arrêts de biothérapie pour « réponse insuffisante » sont fréquents dans l’asthme sévère. Cependant, il n’y a pas de consensus actuellement sur la définition de la réponse à une biothérapie, qui semble multimodale, mais une réduction de 50% des exacerbations et/ou de la corticothérapie est souvent utilisée comme un critère de réponse. L’objectif de cette étude est d’évaluer, en vie réelle, les critères d’échec retenus par les investigateurs de la cohorte française RAMSES.

Méthodes

Dans la cohorte d’asthme sévère RAMSES, les échecs de traitements sont définis par la décision d’arrêt d’une biothérapie avec la raison « Échec » cochée par l’investigateur. Les analyses ont été stratifiées selon la ligne de biothérapie (1ʳᵉ à 4ᵉ).

Résultats

Parmi les 1764 patients analysés, 779 ont débuté une 1ere ligne de biothérapie après l’inclusion dans la cohorte, 592 une 2e et 257 une 3e ligne. Une décision d’arrêt a ensuite été prise pour respectivement 58%, 62% et 63%. L’échec en était la cause pour 195 (62,5%), 146 (69,2%) et 64 (70,3%) de ces patients. En 1ʳᵉ ligne, les échecs concernaient l’omalizumab (28 %), le mépolizumab ou le benralizumab (60 %) et le dupilumab (12 %) ; en 2ᵉ ligne, 15 patients sous omalizumab (10 %), 84 sous mepo/benralizumab (58 %), 44 sous dupilumab (30 %) et 3 sous tezepelumab (2 %) et en 3ᵉ ligne, 1 sous omalizumab (2 %), 36 sous mepo/benralizumab (56 %), 24 sous dupilumab (38 %) et 1 sous tezepelumab (2 %). La durée médiane avant décision d’arrêt était plus courte en 3ème ligne qu’en première ligne (379 (IQR 220-637) jours en 1ʳᵉ ligne contre 311 (IQR187-487) en 3ᵉ, p=0.047). Au moment de l’arrêt pour échec, le score ACT s’était amélioré par rapport à la valeur à l’initiation du traitement uniquement pour les 1e et 2e lignes (respectivement 12,4(SD 4,3) à 14,4(SD5,5), p<10-5 et 12,8(SD 4,9) à 14,3(SD5,7), p=0.005), sans atteindre des valeurs correspondant à un bon contrôle. Le nombre annuel moyen d’exacerbations restait stable (2,5(SD3,0) à 2,6(SD3,3) en 1ʳᵉ ligne (p=0,46) ; 2,9(SD3.8) à 3,0(SD3,5) en 2ᵉ (p=0.55), 2,7 (SD2,8) à 2,4(SD2,3) en 3ᵉ (p=0,67)). En revanche, le nombre annuel d’exacerbations sévères (avec recours aux urgences, hospitalisation ou séjour en réanimation) diminuait significativement (0,9(SD2,3) à 0,5(SD1,4) en 1ʳᵉ ligne (p=0.02) ; 0,9(SD2,1) à 0,6(SD1,5) en 2ᵉ (p=0,05) ; 1,0(SD2,2) à 0,6 (SD1,1) en 3ᵉ (p=0.03)). De plus, une réduction ≥50 % des exacerbations était observée chez 30,3% (59/195), 25,3% (37/146) et 23,4% (15/64) respectivement en 1ère, 2ème et 3ème ligne de traitement. Pour les exacerbations sévères, ces proportions étaient de 18,5 %, 19,2 % et 26,6 %. Aucune variation significative du VEMS n’était notée (2,08L(0,84) à 2,18L(0,79) en 1ère ligne (p=0,24), de 2,05L(0 ,93) à 2,19L(0,82) en 2e (p=0,08) et de 2,07L(0,92) à 1,95L(0,84) en 3ème ligne (p = 0,09)).

Conclusion

Les décisions d’arrêts de biothérapie sont fréquentes dans la cohorte RAMSES et l’échec du traitement en est la raison principale. La stratégie d’utilisation des biothérapies est hétérogène, avec notamment une définition de l’échec du traitement qui semble variable selon les praticiens.

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Valery S.  ; Simon-Tillaux N.  ; Devouassoux G.  ; Chenivesse C.  ; Bonniaud P.  ; Chanez P. * ; Boudjemaa A.  ; Estellat C.  ; Taillé C.  ; et le RAMSES Study Group 
*Déclare ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK