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Résumés CPLF 2026 

Description des pratiques après 2 ans d’immunothérapie en 1ère ligne dans le cancer bronchique non à petites cellules de stade avancé : étude ABCT-IMMUNOPRATIK

Résumé AD06-117
Lamezec G.*1 ; Ricordel C.2 ; Nguyen J.3 ; Quéré G.3 ; Descourt R.3 ; Ntshaykolo C.1 ; Dhamelincourt E.3 ; Corre R.4 ; Domblides M.4 ; Niel C.5 ; Gadby F.5 ; Lamy R.6 ; Chabot (de) G.7 ; Leveiller G.8 ; Thepaut F.9 ; Bernier C.9 ; Abgral R.10,11 ; Lucia F.12,13 ; Geier M.3,11
1Pneumologie, CHU Cavale Blanche, Brest, France ; 2Pneumologie, CHU Pontchaillou, Rennes, France ; 3Oncologie, CHU Cavale Blanche, Brest, France ; 4Pneumologie, CHIC, Quimper, France ; 5Pneumologie, CH Morlaix, Morlaix, France ; 6Pneumologie, GH Bretagne sud, Lorient, France ; 7Pneumologie, CH Bretagne atlantique, Vannes, France ; 8Pneumologie, GHT Armor, St-Brieuc, France ; 9Pneumologie, GH Rance Emeraude, St-Malo, France ; 10Médecine nucléaire, CHU Cavale Blanche, Brest, France ; 11GETBO, INSERM, UMR1304, Université Bretagne occidentale, Brest, France ; 12Radiothérapie, CHU Cavale Blanche, Brest, France ; 13LaTIM, INSERM, UMR 1101, Université Bretagne occidentale, Brest, France

Auteur correspondant : Lamezec G. 


Introduction

Les recommandations préconisent une durée d’immunothérapie (IO) d’au moins 2 ans dans le cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) de stade avancé. Peu de données existent sur la prise en charge au-delà, entraînant une grande hétérogénéité des pratiques.

Méthodes

Étude observationnelle rétrospective multicentrique de vraie vie, incluant des patients atteints de CBNPC de stade avancé ayant reçu une 1ère ligne par (chimio)-IO entre mai 2017 et mai 2022, pour une durée minimale de 2 ans. Le critère principal était le taux d’arrêt de traitement à 2 ans. Les critères secondaires incluaient le taux de réponse objective (TRO) selon RECIST en scanner et PERCIST en TEP-FDG, la proportion de recours à un traitement local de clôture à 2 ans, les modalités de surveillance radiologique, la survie sans progression (SSP), les patterns de progression, la survie globale (SG).

Résultats

176 patients ont été inclus dans 10 centres bretons. L’âge médian était de 63 ans, 70,5% d’hommes, majoritairement PS 1 (63,1%) et porteurs d’adénocarcinome (70,5%) PD-L1≥50% (72,2%) et de métastases cérébrales au diagnostic dans 32,4% des cas. Un TEP-FDG a été réalisé à 2 ans chez 149 (84,5%) patients. À 2 ans, les réponses selon RECIST étaient les suivantes : progression (PD) : n=8 (4,6%) (et exclus des analyses) ; stabilité (SD) : n=4 (2,2%) ; réponse partielle (RP) : n=149 (84,7%) ; réponse complète (RC) : n=15 (8,5%), soit un TRO de 93,2%. Selon PERCIST : 12,8% PD métabolique ; 52,3% RP métabolique ; 34,9% RC métabolique ; 0% SD métabolique (TRO métabolique 87,2%). Sur 168 patients retenus pour l’analyse finale, 117 (69,6%) ont arrêté l’IO à 2 ans et 51 (30,4%) l’ont poursuivie au-delà. 19% des patients ont bénéficié d’un traitement local de clôture (radiothérapie>90% des cas). Après un suivi médian de 53,9 mois, une progression tumorale a été observée chez 32 patients (27,4%) du groupe arrêt à 2 ans, contre 12 patients (23,5%) du groupe poursuite. Les SSP médianes des 2 groupes n’étaient pas atteintes. La SSP était significativement améliorée en cas de RC métabolique vs RP métabolique (p=0,003), alors que la réponse selon RECIST n’apparaissait pas discriminante (p=0,11). Sous réserve d’un faible nombre de patients, la SSP était améliorée chez les patients en RC métabolique poursuivant le traitement au-delà de 2 ans (p=0,024) mais sans différence en SG (p=0,24). Des analyses complémentaires sont en cours.

Conclusion

IMMUNOPRATIK confirme la grande hétérogénéité des pratiques après 2 ans d’IO de 1ère ligne dans le CBNPC avancé. Le TEP-FDG pourrait avoir un rôle dans la prédiction de survie à long terme, notamment en cas de RC métabolique. La question de la poursuite ou non de l’IO au-delà de 2 ans n’est pas élucidée.


Lamezec G. * ; Lucia F. * ; Ricordel C. * ; Nguyen J. * ; Quéré G. * ; Descourt R. * ; Ntshaykolo C. * ; Dhamelincourt E. * ; Corre R. * ; Domblides M. * ; Niel C. * ; Gadby F. * ; Lamy R. * ; Chabot (de) G. * ; Leveiller G. * ; Thepaut F. * ; Bernier C. * ; Abgral R. * ; Geier M. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK