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Résumés CPLF 2026 

Sexe et gardes hospitalières : quel impact sur le sommeil et la santé respiratoire ?

Résumé PO11-326
Jaouhari M.*1 ; Ikrou H.1 ; Farhat S.1 ; Halloumi O.1 ; Abdala S.1 ; Serhane H.1
1Service de Pneumologie, CHR Hassan II , CHU Souss-Massa, Laboratoire LARISS, FMPA, Université Ibn Zohr, Agadir, Maroc.

Auteur correspondant : Jaouhari M. 


Introduction

L’activité de garde chez les professionnels de santé constitue un facteur majeur de perturbation du cycle circadien, pouvant entraîner des troubles du sommeil et altérer la santé respiratoire. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’état de santé respiratoire et les troubles de sommeil chez les professionnels de santé de garde, tout en tenant compte des différences liées au sexe.

Méthodes

Il s’agit d’une étude transversale descriptive menée en juillet 2025 auprès du personnel de santé exerçant au centre hospitalier universitaire Souss Massa d’Agadir. Les données ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire en ligne diffusé via Google Forms, puis saisies et analysées avec Google Sheets.

Résultats

Parmi les 150 participants, 61,5% étaient des femmes. La moyenne d’âge était de 25,7 ans, 41% étaient internes, 48,7% résidents, 5,1% des infirmiers et 5,1% des médecins généralistes. Chez le personnel de santé du sexe féminin, le nombre moyen de gardes était de 5 par mois, 16% étaient suivies pour une pathologie respiratoire, principalement l’asthme (80%) et la rhinite allergique (20%), 40% présentaient des troubles psychiatriques dominés par l’anxiété. Lors d’une garde, 54,2% dormaient moins de 4 heures, 58% présentaient des réveils nocturnes pendant et après la garde, 36% présentaient des symptômes tels que ronflements et toux sèche nocturne. Par ailleurs, 28% prenaient des substances pour dormir du type mélatonine et somnifères. 20% des femmes décrivaient leur qualité de sommeil comme bonne. Concernant le personnel santé du sexe masculin, le nombre moyen de gardes était de 6 par mois, 6% étaient suivis pour asthme, 25% présentaient des troubles psychiatriques dominés par la dépression. Lors des gardes, 46% dormaient moins de 4 heures, 46% rapportaient des réveils nocturnes pendant ou apres la garde et 25% présentaient des symptômes respiratoires de type ronflements, toux sèche nocturne. Par ailleurs, 43% utilisaient des substances pour dormir (mélatonine et somnifères). 30% des hommes décrivaient leur qualité de sommeil comme bonne.

Conclusion

Nos résultats révèlent une disparité marquée entre les sexes ; cette différence souligne une vulnérabilité accrue des femmes face aux troubles du sommeil et aux symptômes respiratoires induits par les gardes, appelant à des stratégies de prévention et d’adaptation ciblées selon le sexe.


Jaouhari M. * ; Ikrou H. * ; Farhat S. * ; Halloumi O. * ; Abdala S. * ; Serhane H. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK