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Résumés CPLF 2026 

Adaptation de VNI après une exacerbation aiguë de BPCO : le poids de l'obésité

Résumé PO04-191
Covarel L.*1 ; Valentin S.1,2 ; Chabot F.1,3 ; Chaouat A.1,3 ; Ribeiro-baptista B.1,3
1Département de Pneumologie, CHRU de Nancy, Vandoeuvre-lès-Nancy, France ; 2INSERM IADI, Université de Lorraine, Nancy, France ; 3INSERM DCAC, Université de Lorraine, Nancy, France

Auteur correspondant : Léa C. 


Introduction

La mise en place d’une ventilation non invasive (VNI) est indiquée en cas d’acidose respiratoire lors d’une exacerbation de BPCO (EBPCO). À long terme, son utilisation chronique chez les patients atteints de BPCO repose sur la présence d’une hypercapnie persistante significative évaluée à l’état stable. Les recommandations actuelles préconisent une réévaluation des gaz du sang à distance d’un épisode d’EBPCO avant d’instaurer une VNI au long cours. Pourtant, en pratique, il est fréquent que la VNI initiée en phase aiguë soit maintenue sans cette réévaluation. Les facteurs déterminants la poursuite de la VNI après un épisode aigu demeurent encore mal connus. L’hypothèse de ce travail est que l’obésité pourrait constituer un facteur associé au maintien de la VNI lors de la sortie d’hospitalisation pour une exacerbation de BPCO.

Méthodes

Une étude observationnelle, rétrospective et monocentrique a été menée au CHRU de Nancy entre 2019 et 2023, incluant des patients hospitalisés pour une EBPCO nécessitant une VNI lors de l’épisode aigu. Les caractéristiques cliniques, fonctionnelles, biologiques et évolutives ont été comparées entre les patients sevrés de VNI à la sortie et ceux poursuivant le traitement.

Résultats

Au total, 111 patients ont été inclus dont 79 (71,2%) ont été sevrés et 32 (28,8%) ont poursuivi la VNI. L’IMC n’était pas statistiquement différent entre les groupes (24,8 kg/m2pour le groupe sevré vs 26,1 kg/m2pour le groupe VNI ; p=0,32). Les patients non sevrés présentaient une hypercapnie plus sévère à l’admission (PaCO2 à 78,1±14,8 mmHg vs 66,2±14,1 mmHg ; p< 0,01) et une durée d’hospitalisation significativement plus longue (19,9±10,9 jours vs 12±5,4 jours ; p< 0,01). Aucune différence significative n’était observée concernant l’âge, le statut tabagique ou les marqueurs biologiques (CRP, BNP). Une tendance non significative vers une obstruction bronchique plus importante à l’état stable était présente dans le groupe VNI (VEMS prédit de 31,4%±11 vs 36,9%±14 ; p=0,06). Sur le plan évolutif, aucune différence statistiquement significative de survie à un an n’a été mise en évidence entre les groupes.

Conclusion

L’obésité n’apparait pas comme un facteur associé au maintien d’une VNI après une exacerbation de BPCO. Il semble être d’avantage lié à la sévérité de l’épisode aigu et à une BPCO plus sévère à l’état stable.


Covarel L. * ; Valentin S. * ; Chabot F. * ; Chaouat A. * ; Ribeiro-baptista B. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK