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Résumés CPLF 2026 

Délai diagnostique de l'adénocarcinome pulmonaire : étude descriptive

Résumé PO19-492
Sqalli Houssini Z.*1 ; El Khattabi W.1 ; Bougteb N.1 ; Msika S.1 ; Bamha H.1 ; Arfaoui H.1 ; Jabri H.1 ; Afif M-H.1
1Service des Maladies Respiratoires, Hôpital 20 Août 1953, CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc

Auteur correspondant : Sqalli Houssini Z. 


Introduction

L’adénocarcinome pulmonaire constitue la forme histologique la plus fréquente des cancers bronchiques. Le retard diagnostique, lié à une symptomatologie peu spécifique et à des difficultés d’accès aux soins, impacte directement le pronostic. Nous avons mené une étude descriptive afin d’évaluer les délais diagnostiques et leurs déterminants chez les patients pris en charge dans notre service.

Méthodes

Il s’agit d’une étude descriptive et rétrospective incluant tous les cas d’adénocarcinome pulmonaire pris en charge dans notre service entre janvier 2023 et juin 2025. Les données sociodémographiques, cliniques et diagnostiques ont été analysées, en particulier les délais pré-hospitaliers et histologiques, ainsi que le temps d’accès au traitement.

Résultats

Nous avons colligé un total de 96 patients, dont 70 hommes (72,9%) et 26 femmes (27,1%). L’âge moyen était de 52 ans (extrêmes : 18–79 ans). Un niveau socio-économique bas était retrouvé dans 61% des cas. Le tabagisme actif concernait 79% des patients. Parmi les comorbidités, le diabète était présent dans 31% des cas, l’hypertension artérielle dans 29% des cas. La symptomatologie initiale était dominée par la douleur thoracique (68%), suivie de la dyspnée (58%) et de l’hémoptysie (31%). Le délai pré-hospitalier moyen était de 60 jours. La durée moyenne d’hospitalisation initiale était de 2,5 jours. Le délai moyen du diagnostic histologique était de 5,5 jours. Au moment du diagnostic, la majorité des patients étaient pris en charge à un stade avancé (stade IV). Le recours à la première séance de soins après la réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) et le bilan d’extension dépendaient étroitement du niveau socio-économique et de la couverture médicale. Ainsi, un délai prolongé allant jusqu’à 35 jours a été observé chez 12% des patients. Par ailleurs, un taux de patients perdus de vue après diagnostic a été estimé à 17,9%, principalement en lien avec des difficultés d’accessibilité aux soins.

Conclusion

Notre étude met en évidence un retard diagnostique significatif dans l’adénocarcinome pulmonaire, favorisé par des déterminants socio-économiques et un accès limité aux soins spécialisés. Une meilleure organisation du parcours diagnostique et thérapeutique, associée à des stratégies de dépistage précoce, pourrait contribuer à réduire ces délais et améliorer le pronostic.


Sqalli Houssini Z. * ; El Khattabi W. * ; Bougteb N. * ; Msika S. * ; Bamha H. * ; Arfaoui H. * ; Jabri H. * ; Afif M-H. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK