· Abstracts CPLF 2026

Évaluation des demandes d'avis en RCP mycobactéries non tuberculeuses : à propos de 199 dossiers

Résumé CO01-5
Drogon C.*1 ; Devaux S.1 ; Murris M.2 ; Bervar JF.3 ; Douadi Y.4 ; Basille D.1 ; Jounieaux V.1 ; Andréjak C.1
1Service de Pneumologie, CHU Amiens Amiens, France ; 2Service de Pneumologie, CHU Toulouse, Toulouse, France ; 3Service de Pneumologie, CHU Lille, Lille, France ; 4Service de Pneumologie, CH Saint Quentin, Saint Quentin, France

Auteur correspondant : Andrejak C. email


Introduction

Les infections pulmonaires à mycobactéries non tuberculeuses (MNT) sont de prise en charge complexe. En effet, les MNT sont des micro-organismes de l'environnement, et donc non pathogènes stricts de l'homme. L'isolement d'une MNT chez un patient n'est donc pas synonyme d'infection. Le diagnostic est donc difficile. De plus, le traitement antibiotique n'est pas systématique et quand il est mis en place, il est complexe, en terme de tolérance et d'interaction. Nous avons choisi d'analyser les demandes d'avis présentées en RCP mycobactéries-aspergillus au CHU d'Amiens.

Méthodes

Il a été proposé à tout médecin présentant un dossier de MNT en RCP Mycobactéries-Aspergillus entre le 02/07/2024 et 02/07/2025 de participer à cette étude. En cas de non -opposition étaient recueillies différentes variables, notamment le motif de présentation et le type de MNT.

Résultats

Parmi les 251 avis, 199 présentations en RCP ont été analysées sur 1 an. La majorité des demandes ont été faites par un pneumologue (75%). Les autres médecins demandeurs étaient infectiologues (21,13%), pédiatres, internistes et médecins généralistes. 85% des médecins travaillaient en milieu hospitalier public. Les mycobactéries principalement en cause étaient : le complexe MAC (151 cas), M. abscessus (n=23) et M. xenopi (n=16). Dans la moitié des cas (104 des 199 cas), la question posée était le traitement à mettre en place après l'isolement d 'une mycobactérie. Pour ces dossiers, l'indication d'un traitement antibiotique était retrouvée dans la moitié des cas. Pour l'autre moitié, étaient proposés : une surveillance, de la kinésithérapie et/ou un bilan pour rechercher un diagnostic différentiel. Les autres demandes concernaient une adaptation thérapeutique compte tenu soit d'un échec thérapeutique soit de problèmes d'interactions médicamenteuses. Enfin, dans 5% des cas, la question posée était celle de la durée du traitement. À noter, que dans 73 dossiers, un bilan aspergillaire était retrouvé. Il était positif dans 75% des cas.

Conclusion

La prise en charge des infections à MNT est complexe, et reste mal connue. Le parcours de soin est long et compliqué pour les patients. Un PNDS et des recommandations seraient utiles pour améliorer la prise en charge de ces patients.


Drogon C. * ; Devaux S. * ; Murris M. * ; Bervar JF. * ; Douadi Y. * ; Basille D. * ; Jounieaux V. * ; Andréjak C. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.