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Résumés CPLF 2026 

Particularités clinico-radiologiques et étiologiques des pneumopathies infiltratives diffuses chroniques selon le sexe dans un centre tunisien

Résumé PO23-578
Ben Limem I.*1 ; Fekih M.*1 ; Omrane A.*1 ; Bouafia S.*1 ; Ben Bdira B.*1 ; Felhi K.*1 ; Knaz A.*1 ; Jallaouli N.*1 ; Azzouz J.*1 ; El Kefi R.*1 ; Gargouri I.*1 ; Aissa S.*1 ; Abdelghani A.*1
1Service de Pneumologie, CHU Farhat Hached de Sousse, Tunisie

Auteur correspondant : Ben Limem I. 


Introduction

Les pneumopathies infiltratives diffuses (PID) chroniques représentent un groupe diversifié de maladies pulmonaires avec des étiologies diverses. Elles représentent un motif fréquent de consultation en pneumologie. Le but de notre étude était de décrire les particularités clinico-radiologiques et étiologiques de cette entité selon le sexe du patient.

Méthodes

Une Étude rétrospective regroupant 140 patients suivis de PID chronique au service de pneumologie de l’hôpital Farhat Hached de Sousse entre janvier 2020 et juillet 2025

Résultats

L’âge moyen de notre population d’étude était de 57 ans avec prédominance féminine à 55,9%. Les femmes étaient plus jeunes que les hommes avec un âge moyen de 47 ans ±10 (de 28 à 59 ans) chez le sexe féminin vs 62,5 ans±9,7 (de 36 à82 ans) chez le sexe masculin. 53 patients étaient tabagiques dont 85% étaient de sexe masculin. Une exposition professionnelle était retrouvée chez 26,6% des patient, majoritairement des hommes (n=21, 65,6%). Sur le plan clinique, le délai d’apparition des symptômes varie entre 3 mois et 3 ans avec une moyenne de 8,3 mois 6,2 pour l’ensemble des patients. Ce délai d’apparition était moins long chez les femmes (7,2 mois±4,4) par rapport au sexe masculin (11,3 mois±8,2). Les signes respiratoires étaient plus présent chez les femmes que chez les hommes : la toux (73,3% des cas, n=88), plus fréquente chez les femmes (61,3%, n=54), suivie par la dyspnée (51,6% des patients, n=62), majoritairement féminine (77,4%, n=48). Les signes extra-thoraciques incluaient les polyarthralgies (29,61%) suivies par le syndrome sec (xérostomie et xérophtalmie) chez 23% des cas avec prédominance féminine dans 65,7% et 83,3% respectivement. À l'examen clinique, les hommes avaient plus d’hippocratisme digital (79,4%) et des râles crépitants (42%) alors que les femmes présentaient plus des lésions cutanées (érythème noueux, sclérodactylie,, sarcoïdes cutanés (64,5%). Sur le plan radiologique, l’aspect de tomodensitométrie thoracique était dominé par des lésions de verre dépoli (56,6%), suivies par des micronodules (26,6%) et des réticulations (25,8%) avec une répartition quasi égale entre les sexes. Le Pattern de PIC était décrit dans 33,3% des cas dont 80% étaient des hommes. Les étiologies étaient dominées par les connectivites(37,5%) dont 68,8% étaient des femmes suivies par la FPI (30,8%) dont 83,7% étaient de sexe masculin et la sarcoïdose(12,5%) dont 66,6%étaient de sexe féminin.

Conclusion

Malgré leurs particularités selon le sexe, les PIDC sont source d’handicap respiratoire. La documentation étiologique doit être rapide avant l’installation de la fibrose.


Ben Limem I. * ; Fekih M. * ; Omrane A. * ; Bouafia S. * ; Ben Bdira B. * ; Felhi K. * ; Knaz A. * ; Jallaouli N. * ; Azzouz J. * ; El Kefi R. * ; Gargouri I. * ; Aissa S. * ; Abdelghani A. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK