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Résumés CPLF 2026 

Profil clinique et paraclinique des PID traitées par antifibrosants au service de pneumologie de Nabeul

Résumé PO23-577
Bahri S.*1 ; Gader N.1 ; Hannachi A.1 ; Hemissi K.1 ; Soussi N.1 ; Abid N.1 ; Ghrairi H.1
1Service de Pneumologie,CHU Mohamed Taher Maamouri,Nabeul ; 2Service d’imagerie médicale,CHU Mohammed Taher Maamouri,Nabeul

Auteur correspondant : Bahri S. 


Introduction

Les pneumopathies interstitielles diffuses (PID) regroupent un ensemble de maladies pulmonaires hétérogènes chroniques d’évolution progressive pouvant conduire à une fibrose. L’introduction des traitements antifibrosants a permis de ralentir la progression de la fibrose dans plusieurs formes de PID.

Méthodes

Il s’agit d’une étude descriptive et prospective, réalisée dans le service de pneumologie du CHU Mohamed Taher Maamouri Nabeul incluant 28 patients suivis pour une pneumopathie interstitielle diffuse et chez qui l’indication du traitement antifibrosant par nintédanib a été retenue au cours d’une réunion de concertation pluridisciplinaire entre Février 2022 et Mai 2025.

Résultats

L’étude a inclus 28 patients suivis pour PID avec un âge médian de 64 et une prédominance masculine. (75%) étaient tabagiques avec une consommation moyenne de 39 PA [5-120 PA]. Deux patients seulement présentaient un antécédent familial de PID. Des antécédents respiratoires ont été notés chez 8 patients (29%) notamment une BPCO (2 cas), un syndrome de chevauchement asthme-BPCO (1 cas), un asthme sévère hyperéosinophilique (1 cas), une tuberculose pulmonaire traitée (1 cas), une lobectomie (2 cas) et un pneumothorax récidivant (1 cas). Des comorbidités extra-respiratoires étaient présentes chez 18 patients (64%), notamment des maladies cardiovasculaires (14 cas), un diabète (5 cas), une insuffisance rénale chronique (1 cas), des pathologies digestives (4 cas) et des maladies systémiques (2 cas). Les symptômes respiratoires étaient dominés par une dyspnée (93%) et une toux sèche (75%). La dyspnée était classée mMRC stade II dans 42. Des signes extra-respiratoires étaient présents chez 62% des patients, dominés par la xérostomie (27%) et l’asthénie (26%). La TDM a permis d’identifier un pattern d’UIP dans 57% % des cas, d’UIP probable dans 14%, d’UIP indéterminée dans 14%, de PINS dans 11% et de PHS dans 4%. Une concordance entre l'interprétation scannographique initiale et celle validée en RCP a été observée dans 81% des cas. La pléthysmographie a objectivé un trouble ventilatoire restrictif chez 22 patients (79%) La capacité vitale forcée (CVF) moyenne était de 75,8% [29-105%]. Elle était < 50% chez cinq patients seulement (18%). La capacité pulmonaire totale (CPT) moyenne était de 66,8% [31-98%] L’exploration cardiaque systématique a révélé une hypertension artérielle pulmonaire chez 31%. Le bilan immunologique était perturbé chez 69% des patients, avec une positivité des facteurs rhumatoïdes (34%), des ANCA (19%), des AAN (65%). Un lavage broncho-alvéolaire a été réalisé chez 11 patients (39%) dont 1 cas d’UIP, 3 cas d’UIP probable, 3 cas d’UIP indéterminée, 1 cas de PINS et 1 cas de PHS retrouvant une hypercellularité dans cinq avec une prédominance macrophagique dans 8 cas et PNN dans 3 cas. Au terme du bilan clinique te paraclinique, les diagnostics retenus étaient une fibrose pulmonaire idiopathique dans 22 cas (78%), une pneumopathie d’hypersensibilité dans 1 cas (4%) et une PID-connectivite dans 5 cas (18%)

Conclusion

Une bonne évaluation clinique et paraclinique sert à indiquer précocement le traitement antifibrosant. La RCP garde un intérêt majeur dans cette indication


Bahri S. * ; Gader N. * ; Hannachi A. * ; Hemissi K. * ; Soussi N. * ; Abid N. * ; Ghrairi H. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK