· Abstracts CPLF 2026

Quels sont les facteurs déterminants de la bonne réponse à la respiration diaphragmatique dans la BPCO ?

Résumé PO17-462
Kammoun R.1 ; Maalej M.1 ; Haddar A.1 ; Mrad N.1 ; Masmoudi K.1
1Service de Physiologie et d'Explorations Fonctionnelles , CHU Habib Bourguiba , Sfax , Tunisie

Auteur correspondant : Kammoun R email


Introduction

Tous les patients atteints de BPCO ne répondent pas de la même façon aux techniques respiratoires notamment la respiration diaphragmatique (RD). Identifier les facteurs de bonne réponse est essentiel pour une meilleure sélection des candidats.

Méthodes

Nous avons procédé à une étude prospective, menée entre décembre 2022 et novembre 2024, au service de physiologie et d’exploration fonctionnelle, Sfax, Tunisie incluant 62 patients masculins atteints de BPCO stable. Nous les avons répartis en deux groupes : groupe intervention ayant bénéficié de 6 semaines de RD (GI)(n=28) et groupe contrôle (GC)(n=34). Tous ces patients ont bénéficié d’une spirométrie, pléthysmographie corporelle totale, d’une évaluation de la qualité du sommeil, de l’anxiété et de la dépression et de leurs performances à l’effort. Une analyse multivariée a été faite pour identifier les paramètres associés à la satisfaction et à l’efficacité de la RD après 6 semaines.

Résultats

Les deux groupes ont été appariés en âge (ans) (GI 63,25± 8,69 vs GC 64,56± 8,89) et en IMC (kg/m²) (GI 24,21± 4,73 vs GC 24,11± 4,89). La RD a permis après 6 semaines une amélioration significative de la fonction respiratoire, la capacité à l’exercice, la qualité du sommeil et la dyspnée. 60,7% des patients du GI en ont été satisfaits. La bonne réponse à la RD était significativement associée à, une capacité vitale forcée (CVF) pré et post bronchodilatateurs (BD) bas, un volume résiduel (BD)>130%, et une intolérance à l’effort (p< 0,05). Seule la CVF basse en post BD était retenue dans le modèle de régression logistique

Conclusion

Les patients, les plus distendus et les moins actifs, tirent un meilleur bénéfice de la RD. Ces données plaident pour une individualisation de l’indication de la RD selon le profil du patient.


Kammoun R. * ; Maalej M. * ; Haddar A. * ; Mrad N. * ; Masmoudi K. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.