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Résumés CPLF 2026 

Corrélation entre le tabagisme, les mutations conductrices courantes et le niveau d’expression du PDL-1 chez les patients atteints de cancer bronchopulmonaire non à petites cellules

Résumé PO18-482
Bel Hadj Mabrouk H.*1 ; Moussa C.1 ; Sbei T.1 ; Channoufi A.1 ; Ben Hmida L.1 ; Ksouri C.1 ; Turki C.1 ; Mhamdi S.1 ; Aichaouia C.1 ; Mejri I.1 ; Moatemri Z.1
1Service de Pneumologie, Hôpital Militaire Principal d'Instruction de Tunis, Tunis, Tunisie

Auteur correspondant : Bel Hadj Mabrouk H. 


Introduction

Les cancers bronchiques non à petites cellules (CBNPC) représentent la grande majorité des cancers broncho-pulmonaires avec comme facteur de risque principal le tabagisme qui pourrait influencer l’apparition de mutations conductrices courantes (mutation EGFR et réarrangement ALK) et moduler l’expression de PD-L1, impactant ainsi les choix thérapeutiques ciblés et immunitaires. L’objectif de cette étude est de déterminer la corrélation entre le tabagisme et les mutations conductrices courantes ainsi que le statut PD-L1 dans le CBNPC.

Méthodes

Etude rétrospective incluant 75 patients suivis au service de pneumologie de l’hôpital Militaire Principal d’Instruction de Tunis pour un CBNPC entre 2024 et 2025. Deux groupes ont été individualisés : groupe 1 (G1) comportant 65 patients fumeurs et groupe 2 (G2) comportant 10 patients non-fumeurs.

Résultats

L’âge moyen était de 65 ans chez le G1 et de 57 ans chez le G2 (p=0,017). Les patients étaient tous des hommes dans le G1 et étaient répartis en 3 hommes et 7 femmes dans le G2. Parmi les fumeurs 28 étaient sevrés (43%) et 37 non sevrés au moment du diagnostic (57%). Le type histologique prépondérant était l’adénocarcinome dans les 2 groupes (67% dans le G1 vs 90% dans le G2). Le PD-L1 était dosé chez 14 patients du G1 et 7 patients du G2. Un statut positif correspondant à un score de proportion tumorale : Tumor Proportion Score (TPS)>=1% était retrouvé chez 10 patients du G1 (71%) et 6 patients du G2 (85%) (p=0,46) avec un statut d’expression élevée (TPS>=50%) retrouvé chez seulement 2 patients du G1 et chez aucun patient du G2 (p=0,5). La mutation EGFR était recherchée chez 19 patients du G1 (29%) et chez 6 patients du G2 (60%). Elle était présente chez 3 patients du G1 (16%) et 2 patients du G2 (33%) (p=0,27). La mutation ALK était recherchée chez 15 patients du G1 et 7 patients du G2 et n’était retrouvée chez aucun patient des deux groupes.

Conclusion

Aucune différence statistiquement significative n’a été observée entre les deux groupes en termes de niveau d’expression de PD-L1 et de présence de mutations conductrices. Ces résultats bien que limités par la taille réduite de l’échantillon, confirment l’intérêt d’un profilage moléculaire systématique et d’une évaluation du statut PD-L1 afin de mieux guider les choix thérapeutiques.


Bel Hadj Mabrouk H. * ; Moussa C. * ; Sbei T. * ; Channoufi A. * ; Ben Hmida L. * ; Ksouri C. * ; Turki C. * ; Mhamdi S. * ; Aichaouia C. * ; Mejri I. * ; Moatemri Z. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK