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Résumés CPLF 2026 

Asthme difficile à contrôler : De la définition à la prise en charge spécialisée

Résumé PO15-417
Jamal H.*1 ; Zaghba N.*1 ; Chaanoun K.*1 ; Benjelloun H.*1 ; Harraz H.*1 ; Laklaai Z.*1 ; Jalloul W.*1 ; Yassine N.*1
1Service des Maladies Respiratoires, CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc

Auteur correspondant : Jamal H. 


Introduction

L’asthme difficile à contrôler représente une forme sévère et complexe de la maladie, c’est un véritable défi clinique, caractérisé par la persistance de symptômes ou d’exacerbations malgré un traitement optimisé. Il concerne environ 26,7% des asthmatiques dans le monde et constitue un problème de santé publique majeur par son impact sur la qualité de vie et son coût socio-économique.

Méthodes

À travers une étude rétrospective descriptive portant sur 54 patients adressés à la consultation spécialisée pour asthme non contrôlé malgré un traitement optimal. L’évaluation diagnostique a été basée sur le dossier médical, l’examen clinique, la spirométrie avec tests de réversibilité bronchique, la recherche de comorbidités et de diagnostics alternatifs des patients suivis au service des maladies respiratoires du CHU Ibn Rochd sur une période étalée sur 4 ans (entre 2021 et 2025).

Résultats

L’échantillon portait sur 54 patients, la moyenne d’âge était de : 38 ans, 75% des cas étaient des femmes. Les principales causes identifiées incluent la mauvaise observance dans 46% des cas, les erreurs de technique d’inhalation dans 25% des cas principalement une mauvaise coordination inspiration-déclenchement ou absence d’apnée post-inspiration, l’exposition continue aux allergènes et aux irritants dans 12%, ainsi que la présence de comorbidités : Une atopie personnelle dans 71% (une rhinite allergique dans 72% des cas, une conjonctivite allergique dans 61% des cas et une dermatite atopique dans 21% des cas), 8% des cas avaient un reflux gastro-œsophagien sévère, 15% des cas avaient une toux chronique post infectieuse et 12% des cas avaient une BPCO. L’observance thérapeutique : était correcte chez 54% de ces patients. Le diagnostic nécessitait la confirmation de l’asthme, l’évaluation de l’adhérence et de la technique d’inhalation des dispositifs médicaux, ainsi qu’un bilan complet des facteurs aggravants : 31% de ces asthmatiques mal contrôlés avaient un asthme sévère dont : 53% des cas avaient une granulomatose éosinophilique avec polyangéite (GEPA), 29% des cas avaient un asthme éosinophilique et 18% des cas avaient un syndrome de Fernand Widal. Les approches thérapeutiques combinent l’optimisation du traitement pharmacologique (CSI forte dose, LABA, Antileucotriènes) chez 98% des patients avec bonne observance thérapeutique et bonne éducation sur la technique d’inhalation correcte, la biothérapie (Omalizuab) a été administrée chez 2% des patients avec une bonne prise en charge des comorbidités associées.

Conclusion

L’asthme difficile à contrôler demeure un défi clinique nécessitant une prise en charge multidisciplinaire et personnalisée. L’identification précise des causes du mauvais contrôle associée à l’utilisation de traitements ciblés est essentiel pour améliorer le pronostic et la qualité de vie des patients. Les asthmes dits « difficiles à contrôler » sont souvent liés à des erreurs diagnostiques ou à une observance insuffisante plutôt qu’à une résistance réelle au traitement. Une réévaluation systématique du diagnostic, une éducation thérapeutique ciblée ainsi que les avancées en matière d’utilisation des biothérapies améliorent notablement le contrôle de la maladie.


Jamal H. * ; Zaghba N. * ; Chaanoun K. * ; Benjelloun H. * ; Harraz H. * ; Laklaai Z. * ; Jalloul W. * ; Yassine N. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK