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Résumés CPLF 2026 

Dilatations des bronches associées à la broncho pneumopathie chronique obstructive : profil clinique et évolutif

Résumé PO06-236
Belkziz O.*1 ; Bougteb N.*1 ; Bamha H.*1 ; Msika S.*1 ; Arfaoui H.*1 ; Jabri H.*1 ; El Khattabi W.*1 ; Afif Mly H.*1
1Service des Maladies Respiratoires, Hôpital 20 Août 1953, Casablanca, Maroc

Auteur correspondant : Belkziz O. 


Introduction

L’association dilatations des bronches (DDB) et broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) a été proposée ces dernières années comme un nouveau phénotype potentiel de la BPCO en raison d´une présentation clinique et d'un pronostic différent.

Méthodes

L'objectif de notre travail était d'étudier le profil clinique et les caractéristiques paracliniques des patients BPCO porteurs des DDB et de déterminer l'impact des DDB sur l'évolution de la maladie.

Il s’agissait d’une étude rétrospective et comparative colligeant 96 patients suivis au service de pneumologie de l’hôpital 20 Aout de Casablanca pour DDB confirmée par scanner thoracique.

Résultats

Les patients ont été divisés en deux groupes : G1 : patients ayant une association DDB et BPCO (n=22) et G2 : patients atteints de DDB sans association avec la BPCO (n=74). La moyenne d’âge était comparable entre les deux groupes (62 ans dans G1 et 54 ans dans G2). Une prédominance masculine était notée dans le G1 (95% vs 29%). Le tabagisme était plus fréquent chez les patients de G1 (100% vs 9%) avec une consommation tabagique moyenne plus importante (50,4 PA vs 6 PA). Il n’y avait pas de différence significative entre les deux groupes concernant les antécédents cardiovasculaires et métaboliques. La symptomatologie était dominée par la dyspnée (50% vs 35%) et la bronchorrhée (59% vs 27%). Les patients des deux groupes présentaient en moyenne deux exacerbations par an. Le profil bactériologique du G1 avait montré une fréquence plus importante du pneumocoque (18%), de Pseudomonas aeruginosa (22%). Le rapport VEMS/CVF était plus abaissé dans le G1. Soixante-treize pourcent des patients de G1 avaient une DDB diffuse contre 70,2% de G2.

Conclusion

L'association BPCO et DDB semble très fréquente mais demeure sous-diagnostiquée et peu étudiée. Les patients BPCO et DDB pourraient ainsi représenter un phénotype distinct de la BPCO avec un pronostic plus réservé.


Belkziz O. * ; Bougteb N. * ; Bamha H. * ; Msika S. * ; Arfaoui H. * ; Jabri H. * ; El Khattabi W. * ; Afif Mly H. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK