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Résumés CPLF 2026 

Colonisation chronique à Pseudomonas aeruginosa dans les bronchectasies : un facteur clé de sévérité et de complications

Résumé PO06-234
Touari I.*1 ; Bellal AR.1 ; Megdoud F.1 ; Hachched A.1 ; Kheliouen A.1 ; Gharnaout M.1
1Service de PneumoPhtisiologie et Allergologie Matiben, CHU Beni Messous, Alger, Algérie

Auteur correspondant : Touari I. 


Introduction

La colonisation chronique à Pseudomonas aeruginosa (PA) est un tournant évolutif majeur dans les bronchectasies non mucoviscidosiques, associée à une aggravation clinique, fonctionnelle et pronostique

Méthodes

Étude rétrospective incluant 59 patients atteints de DDB, hospitalisés au service de pneumophtisiologie et allergologie du CHU Beni Messous. Les données analysées concernaient la symptomatologie, la durée d’évolution, les résultats microbiologiques, les complications respiratoires et la durée d’hospitalisation. Les patients colonisés par PA ont été comparés aux non colonisés.

Résultats

La colonisation chronique à PA était observée chez 28% des patients. La durée moyenne d’évolution était plus longue chez les colonisés (13,7 ans) que dans la cohorte globale (9,5 ans). Cliniquement, la dyspnée et la bronchorrhée dominaient, retrouvées respectivement chez 74% et 68% des patients. Les complications incluaient : insuffisance respiratoire chronique (IRC) (14%), fibrose pulmonaire compliquée d’IRC et/ou HTAP (4%), HTAP isolée (2%) et IRV (2%). Parmi les patients colonisés par PA, 21,4% développaient une IRC. La durée moyenne d’hospitalisation était de 17,7 jours dans la cohorte globale et de 15,8 jours chez les colonisés.

Conclusion

La colonisation chronique à Pseudomonas aeruginosa concerne plus d’un quart des patients atteints de bronchectasies. Elle est associée à une évolution plus longue, une symptomatologie marquée (dyspnée, bronchorrhée), un sur-risque de complications sévères et des hospitalisations prolongées. La détection précoce et la prise en charge spécifique de cette colonisation devraient constituer une priorité afin d’améliorer le pronostic.


Touari I. * ; Bellal AR. * ; Megdoud F. * ; Hachched A. * ; Kheliouen A. * ; Gharnaout M. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK