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Introduction
Les pneumopathies aigues communautaires (PAC) est une pathologie infectieuse respiratoire fréquente et potentiellement grave, en raison de la virulence des agents pathogènes responsables et de la fragilité du terrain des patients. But : Analyser les aspects clinique, radiologique, thérapeutique et évolutif des PAC dans un service de pneumologie.
Méthodes
Il s’agit d’une étude rétrospective et descriptive incluant 190 patients hospitalisés dans le service de pneumologie à l’hôpital universitaire de Gabes durant la période 2021-2024.
Résultats
190 Patients hospitalisés dont 115 hommes (60,5%) avec un âge moyen de 61,2 ans. Cinquante–neuf pourcent des patients étaient tabagiques actifs. Les comorbidités extra respiratoires étaient dominées par : HTA (37,4%), diabète (28,4%), insuffisance rénale (11,1%) et insuffisance cardiaque (7,4%). Cent vingt sept patients (66,8%) étaient vaccinés contre virus de la grippe au cours de la saison et 23 patients (12,1%) étaient vaccinés contre le pneumocoque. Les principales symptômes étaient : la dyspnée (83,2%), la fièvre (60,5%), la toux productive (49,5%) et l’asthénie (48,4%). À la biologie : 50,5% des patients avaient une CRP supérieure à 200 mg/L et 36,5% avaient une insuffisance rénale fonctionnelle, Pour l’aspect radiologique : 27% avaient un syndrome alvéolaire, 8% un syndrome interstitiel, 7% un syndrome alvéolointerstitiel et chez 26 patients (13,7%) on a découvert une opacité suspecte. Un scanner thoracique a été réalisé chez 61 patients, qui a révélé un abcès pulmonaire dans 5,3% des cas et la présence des dilatations des bronches dans 4,7% des cas. L’enquête bactériologique était positive uniquement chez 5 patients : 2 cas d’aspergillus ; 2 cas de mycoplasma pneumoniae et 1 cas de pseudomonas aeuroginosa. L’antibiothérapie prescrite de première intention était à base de : amox+acide clavulanique chez 43,2% patients et une association C3G+levofloxacine chez 38,4% des patients. L’évolution était défavorable chez 31 patients (16,3%). La durée moyenne d’hospitalisation était de 9,4 jours. Parmi les cas d'évolution défavorable, 11% des patients sont décédés.
Conclusion
Les PAC restent une pathologie infectieuse fréquente et potentiellement grave. Cette étude souligne l’importance d’une approche thérapeutique ciblée et d’une meilleure prévention, notamment par la vaccination.