· Abstracts CPLF 2026

Facteurs pronostiques et valeur des biomarqueurs inflammatoires plasmatiques chez les patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules aux stades avancés

Résumé PO19-506
BenRomdhane H.*1 ; Habouria C.1 ; Bougacha M.1 ; Fattoumi A.1 ; Belloumi N.1 ; Bachouch I.1 ; Chermiti F.1 ; Fenniche F.1
1Pavillon 04, Hopital Abderrahmen Mami, l'Ariana, Tunisie

Auteur correspondant : Ben Romdhane H. email


Introduction

Le cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) de stade avancé (III–IV) reste associé à une survie limitée. L’identification de facteurs pronostiques fiables est donc primordiale pour améliorer la stratification des patients et optimiser les choix thérapeutiques. L’objectif de cette étude était d’évaluer les facteurs pronostiques, en particulier les biomarqueurs inflammatoires plasmatiques, associés à la survie à un an chez les patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules aux stades avancés.

Méthodes

Nous avons mené une étude rétrospective incluant 100 patients atteints de CBNPC stades III–IV, diagnostiqués entre juillet 2023 et juillet 2024 au pavillon 4 de l’hôpital Abderrahmane Mami. Les données cliniques ont été collectées et analysées via SPSS. Les rapport PNN/ lymphocytes étaient calculés. Systemic Immune-Inflammation Index (SII) et Systemic Inflammation Response Index (SIRI) étaient calculés selon les formules suivantes : SII : (neutrophiles × plaquettes / lymphocytes) et SIRI : (neutrophiles × monocytes / lymphocytes) Une analyse descriptive a été réalisée, suivie d’une régression logistique binaire pour identifier les facteurs associés au décès à un an.

Résultats

La population étudiée comprenait 96 hommes et 4 femmes, avec un âge moyen de 61,4±9 ans. Quatre-vingt-treize pour cent étaient tabagiques avec une consommation moyenne de 52,5 paquets-années. Le PS initial était≥2 dans 23% des cas. Le type histologique prédominant était l’adénocarcinome (63%). Concernant la classification TNM, les tumeurs étaient majoritairement T4 (74%). L’atteinte ganglionnaire était N0 chez 10% des patients, N1 chez 15%, N2 chez 46% et N3 chez 29%. Trente-cinq pour cent des patients étaient M0. Les métastases les plus fréquentes étaient pleurales (22%), cérébrales (20%), osseuses (17%), hépatiques (9%), surrénaliennes (14%) et ganglionnaires (3%). La survie globale moyenne estimée était de 9mois, le taux de mortalité à un an était de 64%. En analyse par régression logistique binaire, un stade N plus élevé était significativement associé à un risque accru de décès à un an (OR=1,68 ; IC95% 1,06–2,6 ; p=0,027). De même, un PS≥2 est associé à un risque accru de décès à un an (OR=2,44 ; IC95% 1,22–4,87 ; p=0,011). En revanche, le stade T, la CRP et les marqueurs hématologiques d’inflammation, incluant le SIRI, le SII et le rapport PNN/Lymphocytes n’étaient pas significativement associés au décès à un an.

Conclusion

Pour les CBNPC stade III et IV, la charge ganglionnaire et l’état fonctionnel du patient semblent des indicateurs pronostiques plus fiables que les marqueurs inflammatoires plasmatiques.


BenRomdhane H. * ; Bougacha M. * ; Habouria C. * ; Fattoumi A. * ; Belloumi N. * ; Bachouch I. * ; Chermiti F. * ; Fenniche F. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.