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Résumés CPLF 2026 

Carcinome bronchopulmonaire non à petites cellules avec métastases cérébrales : Impact thérapeutique

Résumé PO19-503
BenRomdhane H.*1 ; Bougacha M.1 ; Habouria C.1 ; Fattoumi A.1 ; Belloumi N.1 ; Bachouch I.1 ; Chermiti F.1 ; Fenniche F.1
1Pavillon04, Hopital Abderrahmen Mami, l'Ariana, Tunisie

Auteur correspondant : Ben Romdhane H. 


Introduction

La prise en charge des métastases cérébrales (MC) a évolué ces dernières années et peut faire appel à des stratégies thérapeutiques allant des traitements locaux à des approches systémiques ou combinées. L’objectif de ce travail est de décrire les différentes stratégies thérapeutiques et d’évaluer leur impact sur la survie des patients suivi pour Carcinome bronchopulmonaire non à petites cellules (CBNPC).

Méthodes

Etude rétrospective analytique incluant des patients atteints de CBNPC avec métastases cérébrales synchrones, suivis entre juillet 2022 et juillet 2024, au pavillon 4 de l’hôpital Abderrahmane Mami. Les données ont été analysées avec SPSS, et la survie a été estimée par Kaplan-Meier puis comparée à l’aide du modèle de Cox pour évaluer l’impact de la prise en charge.

Résultats

Cinquante-cinq patients ont été inclus, tous de sexe masculin. Le délai moyen de consultation était de 62 jours (± 47). Au scanner cérébral, les localisations des MC étaient frontales (56,4%), pariétale (32,7%) et cérébelleuse (25,5%). L’œdème péri-lésionnel, l’effet de masse et l’engagement cérébral étaient présents respectivement chez 81,8%, 50,9% et 12,7% des patients. Des métastases extra-crânienne étaient associées chez 63% des patients. La décision thérapeutique a été prise en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) dans 7,4% des cas. Les stratégies thérapeutiques étaient : une chirurgie cérébrale suivie d’une chimio et radiothérapie cérébrale stéréotaxique chez 18,2% des patients ; une radiothérapie encéphalique totale chez 21,8%, une chimiothérapie seule dans 30,4%, une chimio et immunothérapie dans 1,8%, une radiothérapie médullaire décompressive dans 3,6% des cas et des soins de support dans 40% des patients. Parmi nos patients, 23,6% ont eu une CT 2ème ligne. En analyse univariée et multivariée, la radiothérapie encéphalique totale (p < 0,001) et la chimio-radiothérapie cérébrale (p=0,01), étaient significativement associées à une survie prolongée. La régression de Cox a montré que le nombre de cures de chimiothérapie reçues était un facteur pronostique indépendant, associé à une réduction significative du risque de décès (p < 0,001). La chirurgie cérébrale suivie d’ une chimio et radiothérapie cérébrale stéréotaxique et la corticothérapie générale au long cours n’étaient pas associées à une amélioration significative de la survie.

Conclusion

Dans notre cohorte, la radiothérapie encéphalique totale, la combinaison chimio-radiothérapie cérébrale étaient associés à une meilleure survie. D’autres stratégies comme la chirurgie cérébrale ou la corticothérapie prolongée n’ont pas démontré de bénéfice significatif.


BenRomdhane H. * ; Bougacha M. * ; Habouria C. * ; Fattoumi A. * ; Belloumi N. * ; Bachouch I. * ; Chermiti F. * ; Fenniche F. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK