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Résumés CPLF 2026 

Prévalence de l’hypoventilation alvéolaire nocturne chez les patients obèses traités par PPC

Résumé CO05-25
Arnal JM.*1 ; Prigent A.*12
1Service de Réanimation et Unité de ventilation à domicile, Hôpital Sainte Musse, Toulon, France ; 2Groupe medical de Pneumologie, Polyclinique Saint-Laurent, Rennes, France

Auteur correspondant : Arnal J.M. 


Introduction

Dans la littérature, la prévalence de l’hypoventilation nocturne résiduelle sous pression positive continue (PPC) chez les patients non sélectionnés traités pour un syndrome d’apnée du sommeil n’est pas décrite. . Une première étude pilote en 2023 avait mis en évidence une prévalence de 4% d’hypoventilation alvéolaire nocturne sous PPC chez des patients obèses suivis par des pneumologues. Cette seconde étude observationnelle prospective visait à évaluer la prévalence de l’hypoventilation alvéolaire nocturne chez des patients présentant une obésité sévère à massive (stades 2 et 3), traités par PPC et suivis par des médecins non pneumologues. L’objectif secondaire était d’analyser l’association entre hypoventilation alvéolaire nocturne et symptômes cliniques.

Méthodes

Les patients inclus étaient âgés de≥18 ans, avec un IMC≥35 kg/m², traités par PPC depuis au moins 6 semaines, indépendamment de l’utilisation quotidienne, avec un traitement considéré comme efficace (fuites médianes < 10 L/min, IAH < 10 événements/h), et suivis par un médecin non-pneumologue. Le seul critère d’exclusion était le refus de participation. Le dépistage de l’hypoventilation nocturne a été réalisé à domicile, sous PPC, par capnographie transcutanée (Sentec®), selon les critères de qualité du groupe GAVO2 (1). Le diagnostic d’hypoventilation alvéolaire était posé si la PTCCO₂ moyenne était≥50 mm Hg, ou en cas de pics répétés>10 mm Hg au-dessus de la ligne de base pendant≥10 minutes (2). Les symptômes évocateurs étaient recueillis à l’aide d’un questionnaire structuré comportant cinq questions fermées, visant à identifier : les réveils nocturnes, l’asthénie matinale, les céphalées matinales, la sieste quotidienne et la somnolence diurne. Les données sont présentées en moyenne±SD ou médiane [25ème–75ème percentile].

Résultats

Parmi les 61 patients inclus, 8 (13%) ont été exclus en raison d’une capnographie de qualité insuffisante. L’analyse a donc porté sur 53 patients (27 femmes ; âge moyen : 55±12 ans ; IMC : 41 [38–44] kg/m²). Une PPC en mode autopiloté était utilisée chez 46 patients (87%), avec une EPAP minimale de 5 [4–5] cm H₂O et maximale de 14 [10–15] cm H₂O. Les interfaces utilisées étaient un masque nasal dans 51% des cas, facial dans 34%, narinaire dans 10% et bucco-narinaire dans 5%. La PPC était prescrite à parts égales par des médecins généralistes et des cardiologues. L’hypoventilation alvéolaire nocturne a été diagnostiquée chez 13 patients, soit une prévalence de 25% (Tableau 1). Seules les nuits fractionnées étaient significativement associées à la présence d’une hypoventilation (p=0,024 ; test du Chi²).

Conclusion

Chez des patients obèses (stades II–III) traités par PPC et suivis par des non-pneumologues, l’hypoventilation alvéolaire nocturne pourrait concerner un patient sur quatre. Les symptômes cliniques ne permettent pas un dépistage fiable, soulignant l’importance du recours à des outils objectifs comme la capnographie transcutanée dans cette population.

Références

[1] ConseilsGAVO2-2023-2024

[2] J Clin Sleep Med. 2012,8(5):597-619.

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ARNAL JM. consultant pour les sociétés Air Liquide, Breas Medical, Resmed, Medical Respiratoire et Biosency ; PRIGENT A. Medical Respiratoire

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK