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Résumés CPLF 2026 

Capacité des biomarqueurs traditionnels et émergents issus des enregistrements nocturnes à prédire l’amélioration symptomatique sous PPC

Résumé CO05-29
Trzepizur W.*1 ; Blanchard M.2 ; Meslier N.1 ; Goupil F.3 ; Gagnadoux F.1
1Service de Pneumologie et de Médecine du sommeil, CHU d’Angers, Angers, France ; 2Institut de Recherche en Santé Respiratoire des Pays de la Loire (IRSR), Beaucouzé, France ; 3Service de Pneumologie, Centre Hospitalier du Mans, Le Mans, France

Auteur correspondant : Trzepizur W. 


Introduction

Bien que l’index d’apnées-hypopnées (IAH) soit utilisé depuis des décennies comme marqueur de sévérité du SAHOS et pour orienter les décisions thérapeutiques, sa capacité à prédire la réponse symptomatique au traitement par pression positive continue (PPC) n’a jamais été évaluée dans une large cohorte en conditions réelles. De plus, sa valeur prédictive n’a pas été comparée à celle de nouveaux biomarqueurs, tels que la charge hypoxique (CH), susceptibles de mieux refléter la gravité de la maladie. L'objectif de ce travail est d'évaluer la capacité de l’IAH et d’autres marqueurs de sévérité du SAHOS issus des enregistrements classiques du sommeil à prédire l’efficacité de la PPC à six mois, en se concentrant sur l’évolution de la somnolence (échelle d’Epworth [ESE]) et de la fatigue (score fatigue du SF-36).

Méthodes

Dans la cohorte multicentrique IRSR des Pays de la Loire, nous avons inclus les patients atteints de SAHOS adhérents à la PPC (utilisation moyenne>4 h/jour après six mois). L’IAH et les autres biomarqueurs de sévérité ont été extraits des enregistrements de sommeil. Les associations entre ces biomarqueurs et l’amélioration des symptômes [(valeur de base) – (sous PPC)] ont été analysées par corrélations de Spearman, brutes puis ajustées sur l’âge, l’IMC, le sexe et l’ESE initiale.

Résultats

Après six mois de PPC, l’ESE diminuait significativement de 3,0 points (IC95% : 1,0–7,0) chez les 1 657 patients inclus. L’IAH était faiblement corrélé à l’amélioration de l’ESE. En régression multiple, la CH apparaissait comme un meilleur prédicteur que l’IAH pour la réduction de la somnolence subjective (variance expliquée : 15,7% vs 12,7%). Toutefois, ces deux biomarqueurs restaient de faibles prédicteurs, l’ESE de base expliquant à elle seule 75–77% de la variance. Aucun biomarqueur n’était significativement associé à l’amélioration de la fatigue sous PPC.

Conclusion

Ces résultats suggèrent que, bien que les biomarqueurs émergents surpassent l’IAH, les paramètres polysomnographiques standard restent de médiocres prédicteurs de la réponse symptomatique à la PPC.


Trzepizur W. * ; Blanchard M. * ; Meslier N. * ; Goupil F. * ; Gagnadoux F. *
*Déclarent ne pas avoir de lien d'intérêt en rapport avec ce résumé.

 


Avec le soutien institutionnel du laboratoire GlaxoSmithKline GSK